Le cabinet d'avocats Jones Day mène actuellement une enquête sur le scandale des tests d'émissions de CO2 qui a éclaboussé il y a maintenant un an sur le Groupe Volkswagen. À ce titre, le cabinet a logiquement interrogé l'actuel PDG d'Audi, Rupert Stadler, qui, selon le premier rapport, n'aurait pas eu connaissance de l'installation d'un logiciel de contrôle des émissions sur les moteurs V6 3.0 litres TDI. En raison d'absence de preuve concrète suite à l'interrogatoire, Rupert Stadler semble blanchi dans cette affaire. Une bonne nouvelle pour le Groupe Volkswagen qui aurait perdu en ce PDG, un élément crucial de son équipe.

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Cependant, même si les conclusions de l'enquête affirment qu'il ne semblait pas au courant, difficile d'éteindre les rumeurs et les avis de chacun. En effet, difficile de croire que le PDG d'Audi n'ait jamais eu ne serait-ce qu'un vent des rumeurs de l'installation d'un logiciel truqueur sur ses moteurs V6 3.0 litres TDI qui équipent la majorité des grandes berlines et des 4x4 qui composent la gamme.

Même si les résultats sont au beau fixe pour le moment, Rupert Stadler n'est pas pour autant sauvé. En effet, les actionnaires du Groupe Volkswagen sont bien en droit de se demander comment une telle figure du groupe n'était pas en connaissance d'une telle triche. Sa légitimité à contrôler une marque comme Audi pourrait être remise en question, même si pour le moment l'actuel PDG de la marque aux anneaux n'a pas trop à s'en faire au vu des bons résultats financiers enregistrés. En espérant que la roue ne tourne pas trop vite pour lui.