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Toyota installe 400 000 robots, mais les humains restent essentiels

Les robots d'usine Toyota travailleront aux côtés des artisans takumi pour améliorer la constance et l'efficacité tout en préservant le jugement humain dans la production des futurs véhicules.

Toyota installe 400 000 robots, mais les humains restent essentiels

Photo: Toyota

Par: Brian Potter

Publié par: Lucas Huaumé

21 Sep à 09:53

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Toyota a indiqué à ses investisseurs que la modernisation des usines, au sein de ses propres activités, des sociétés du groupe et de ses principaux fournisseurs, pourrait nécessiter environ 400 000 robots et près de 1 000 milliards de yens (environ 5,6 milliards d'euros) par an à partir de 2028. Le constructeur ne s’est toutefois pas engagé sur un tel niveau de dépenses.

Cette estimation a été dévoilée lors d’une présentation technologique destinée aux investisseurs au siège de Toyota Motor Europe, à Bruxelles. Les dirigeants y ont détaillé le plan d’automatisation et présenté leur plateforme de robot humanoïde développée en interne. Selon la presse spécialisée, à partir des explications de Toyota, le chiffre de 400 000 robots se répartirait entre environ 150 000 unités dans les usines du Toyota Group et quelque 250 000 sur les sites de fournisseurs et de partenaires.

Ce que recouvre vraiment l’estimation des 400 000 robots de Toyota

D’après Nikkei, l’estimation de 400 000 robots englobe à la fois des machines humanoïdes et non humanoïdes, y compris le remplacement d’équipements vieillissants et de toutes nouvelles installations. Il s’agit d’une projection interne, et Toyota n’a pas précisé la durée d’un éventuel programme.

Robot Toyota ELEY

Robot Toyota ELEY

Photo : Toyota

Toyota calerait toute installation de robots à grande échelle sur les calendriers de rénovation et de reconstruction de ses usines dans le monde. Une approche cohérente pour un constructeur qui, ces dernières années, a cherché à réduire la complexité par d’autres moyens, notamment en voulant abaisser les coûts en diminuant le nombre de pièces dans sa gamme.

Cette ampleur s’inscrit aussi dans l’empreinte industrielle plus large de Toyota aux États-Unis, où le constructeur développe ses investissements dans la production hybride de ses usines américaines. Une capacité davantage automatisée au Japon pourrait, à terme, libérer des lignes nationales pour des productions plus complexes ou à plus faibles volumes.

Pour les acheteurs et les gestionnaires de flottes, l’effet à court terme concerne davantage la constance de production que les prix. Toyota s’appuie déjà sur l’automatisation et un contrôle qualité strict pour préserver son avantage en fiabilité face à ses concurrents chinois, et les dirigeants présentent cette nouvelle estimation comme un moyen supplémentaire de maintenir cette réputation.

Robot Toyota ELEY

Équipe de recherche du robot Toyota ELEY.

Photo : Toyota

Humanoïde ELEY, savoir-faire takumi et rôles en usine

Les robots humanoïdes ne sont qu’une partie du sujet. La plateforme humanoïde à roues du Toyota Research Institute, baptisée ELEY (Embodied Learning robot for Enhanced Yield), utilise de grands modèles comportementaux afin d’apprendre des tâches à partir d’un petit nombre de démonstrations humaines, y compris des travaux fondés sur les compétences takumi.

L’estimation globale couvre toutefois un spectre bien plus large, allant d’humanoïdes comme ELEY à des robots industriels et de manutention plus conventionnels. Toyota les présente comme de futurs partenaires pour les opérateurs expérimentés que l’entreprise appelle takumi, des maîtres artisans dont le jugement s’est construit sur plusieurs décennies.

Cette position se retrouve dans les propos tenus par Toyota aux investisseurs. Les dirigeants ont insisté sur la coexistence : les robots prendraient en charge les tâches répétitives ou physiquement exigeantes, tandis que les humains conserveraient les décisions nécessitant encore un œil exercé.

Elle correspond aussi au malaise de Toyota face à une complexité devenue difficile à maîtriser. Le constructeur a déjà reconnu par le passé qu’il produisait trop de modèles pour que son propre système industriel les gère efficacement, et les robots pourraient permettre à une même ligne de passer d’une variante à l’autre sans ralentir les changements de configuration.

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Source: Nikkei

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