Essai Audi S5 - Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau

L'être humain a deux visages : celui qu'il nous montre et celui qu'il a vraiment”, disait Yvon Deveault. Une citation que l'on peut remanier aujourd'hui à bon nombre d'automobiles sportives, toutes plus polyvalentes les unes que les autres. Les mêmes titres reviennent d'ailleurs très souvent : "Docteur Jekyll et M. Hyde", "Sportive polyvalente" ou pire encore "L'alternative". Avouons-le, difficile de dire le contraire aujourd'hui, surtout avec une Audi S5 à l'essai, la quintessence même de la polyvalence, aussi à l'aise en milieu urbain que péri-urbain.

Qu'a t-elle de plus que les autres alors, en particulier pour la clientèle ? En effet, qui aurait envie de mettre au minimum 75'700 euros dans une voiture sportive, certes, mais aux prétentions parfois limitées ? Un client RS 5 qui ne s'assumerait pas ? Un autre qui ne souhaite pas attendre l'arrivée d'une version plus radicale ? Ou justement un dernier qui souhaite profiter des deux visages de l'auto ? Nous pensons qu'il y a un peu des trois. Quoi qu'il en soit, Audi n'est pas seul à avoir mis le doigt sur ce marché de niche. Mercedes-AMG dispose de sa C 43 4Matic, juste en-dessous de la C 63, BMW de sa 440i xDrive, ou encore, plus exotique, Lexus et sa RC F, plus puissante de 123 chevaux par rapport à la S5 mais aussi bien plus lourde (1840 kilos à vide) et dénuée de transmission intégrale, ce qui lui octroie des performances et un prix similaire.

Essai Audi S5

Look sportif mais discret

Vous n'êtes sûrement pas sans le savoir, mais l'Au...