Essai Jeep Wrangler (2018) - Identité conservée

Difficile de vous relater en l'espace d'un sujet toute l'histoire de la marque Jeep et de son Wrangler. Véritable pilier de l'automobile depuis des décennies, l'histoire du Wrangler débute en 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale, quand les États-Unis décident de se doter d'un véhicule de reconnaissance léger. L'Amérique lance donc un appel d'offres auprès de 135 constructeurs avec un cahier des charges pour le moins gratiné (quatre roues motrices, empattement inférieur à 1905 millimètres, PTAC inférieur à 590 kilos...) pour, au final, que seulement trois entreprises répondent à l'appel : Willys-Overland, American Bantam Car Manufacturing Company et Ford Motor Company.

Après plusieurs tests et plusieurs prototypes envoyés par les trois fabricants, l'armée américaine retient en octobre 1941 le modèle conçu par Willys-Overland. C'est ainsi que naquit le légendaire Jeep Willys, produit à plus de 650'000 unités (368'000 construits par Willys-Overland et 277'000 par Ford Motor Company, mais sous licence). Willys-Overland ne déposera le nom Jeep qu'à la fin de la guerre, sans savoir pourquoi, malgré plusieurs hypothèses ramenant au personnage de "Eugene the Jeep" dans Popeye (Pilou-Pilou en France), ou encore pour signifier "Just Enough Essential Parts" (juste assez de pièces essentielles). Deux autres hypothèses existent, mais moins probables que les deux premières citées ci-dessus. Quoi qu'il en soit, nous nous sommes rendus en Autriche afin de prendre en main la dernière géné...