Essai Mercedes Classe C Cabriolet - L'essayer c'est l'adopter

Il ne manquait plus qu'elle pour que la gamme C soit enfin complète chez Mercedes. Après les versions berlines, le Coupé, et les SUV GLC et GLC Coupé, c'est au tour du cabriolet de pointer le bout de sa calandre. Véritable tradition chez Mercedes depuis des décennies, le cabriolet s'invite à peu près sur toutes les gammes, de la Classe C à la Classe E prochainement, sans oublier l'incroyable Classe S Coupé, le petit SLC et la nouvelle Mercedes-AMG GT Roadster.

Il y en a donc pour tous les goûts et pour tous les budgets (tant que vous êtes prêts à débourser au minimum 50'000 € cela dit) et cette Classe C ne déroge pas à la règle. Sorte de petite Classe S dans le style, elle mêle à la fois dynamisme et confort, deux philosophies importantes aux yeux de la marque allemande, parfaitement conjuguées au sein de cette voiture qui, nous le verrons, ne surprend pas, mais confirme sans doute l’hégémonie de la marque à l'étoile concernant le cabriolet haut de gamme.

Essai Mercedes Classe C Cabriolet

L'élégance comme maître-mot ?

"Toutes les Mercedes se ressemblent aujourd'hui". Voilà ce qu'on peut entendre concernant la nouvelle politique de la marque, qui a choisi d'homogénéiser l'intégralité de sa gamme. Difficile de faire le distinguo aujourd'hui entre une Classe C et une Classe E extérieurement parlant par exemple, même s'il existe une différence de dimensions. En revanche, le choix fait par Mercedes en matière de style s’accommode bien mieux aux grandes berlines qu'aux plus petites comme la Classe C.

Loin de nous l'idée d'affirmer que la Classe C Cabriolet n'est pas une belle voiture, mais ce choix d'avoir opté pour des feux horizontaux à l'arrière fait indéniablement plus grossier sur le modèle Coupé et le Cabriolet Classe C que sur les Classe E et Classe S. Si sur le Coupé cela passe encore, sur le Cabriolet, la ligne de toit non fuyante et la jonction entre la capote souple et la poupe n'arrange rien. C'est comme pour tous les cabriolets allez-vous nous dire, certes, mais cela aurait pu être plus harmonieux.

En revanche, vue de ¾ avant, rien à dire, les optiques et la calandre s'accordent parfaitement aux proportions de la voiture. Notre version d'essai basée sur une finition "Sportsline" soulignée d'un Pack AMG Line intérieur et extérieur donne du caractère à la voiture à l'image des boucliers, très travaillés, tout comme les jantes AMG de 19 pouces. Mention spéciale également à cette configuration absolument parfaite mêlant cette teinte "Gris sélénite" à une capote de couleur rouge qui rappelle en plus de ça la garniture rouge des sièges en cuir.

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Un habitacle encore au goût du jour ?

À l'heure où la technologie va plus vite que le renouvellement d'une auto, même si la Mercedes Classe C ne peut pas être considérée comme une voiture en fin de vie, force est de constater qu'elle n'excelle pas en matière de technologies embarquées. A contrario, les Classe E et Classe S, certes plus récentes, bénéficient d'une technologie de pointe qui aurait aujourd'hui entièrement sa place au sein de la Classe C. Cela arrivera sans doute au moment du renouvellement de la voiture, mais face à une Audi A5 Cabriolet fraîchement revue par exemple, la Classe C est légèrement en deçà.

Pourtant, mis à part l'intégration de l'écran central un peu maladroite, l'ensemble est de très bonne facture avec la présence de matériaux haut de gamme tels que l'aluminium brossé ou encore quelques boiseries placées au niveau de la console centrale. L'assemblage est correct, sans exceller comme chez Audi ; par contre, nous reprocherons toujours la navigation entre les menus de l'écran central – non tactile – via le pad présent sur le tunnel central, pas vraiment évidente, et l'ergonomie des menus à revoir.

Gros coup de cœur par contre concernant le volant : la taille et l'épaisseur de la jante est absolument parfaite et assure une prise en main agréable. Même coup de cœur concernant le levier de vitesses de la boîte automatique situé derrière le volant, comme les premières Citroën DS, qui permet ainsi de libérer de l'espace au niveau de la console centrale. Des détails certes, mais c'est bien dans le détail que les marques premium font la différence, non ?

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Incitation à la balade

Notre modèle d'essai C 250 est équipé d'un bloc essence propre à la marque à l'étoile, quatre cylindres, de 2,0 litres de cylindrée développant 211 chevaux et 350 Nm de couple. Pas un foudre de guerre, vous l'aurez compris, Mercedes réserve ça à sa gamme AMG avec des versions C 43 et C 63 bien plus véloces. Notre version est plus propice à la balade : le moteur que nous connaissons désormais quasiment par cœur offre de belles relances et s'avère polyvalent comme il le faut pour alterner conduite coulée et conduite plus dynamique.

Haut dans les tours, le moteur s'essouffle rapidement et ne permet pas d'enrouler jusqu'à plus de 6000 tr/min. La présence du turbo permet en revanche de s'offrir de belles accélérations, sans être exceptionnelles. À bas régime, les 350 Nm de couple, disponibles entre 1400 et 4000 tr/min, assurent des relances de très bon niveau, bien gérées qui plus est par la boîte automatique à neuf rapports 9G-Tronic de notre version d'essai.

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Confortable semble dans tous les cas le meilleur adjectif pour cette voiture. Le tarage des suspensions est clairement axé confort, et même avec le Pack agilité AIRMATIC (incluant la direction paramétrique, le Dynamic Select et les suspensions pneumatiques), mode Sport+ enclenché, la voiture conserve un excellent niveau de souplesse et d'onctuosité. Parfait donc pour les balades le long des bords de mer, un peu moins sur routes de campagne, là où l'on a souvent envie de se faire un peu plus plaisir.

Le bord de mer reste sans doute le lieu idéal pour profiter pleinement des vertus de la Mercedes Classe C Cabriolet

Côté consommation, nous avons relevé deux données plutôt intéressantes : sur autoroute d'une part, où l'ordinateur de bord indiquait seulement 6,5 l/100 km en moyenne, puis en usage mixte, où celui-ci indiquait 8,6 l/100 km sans vraiment ménager notre monture. Des données plutôt intéressantes, surtout pour une voiture affichant plus de 1750 kilos sur la balance, passagers et fluides compris.

Focus également sur deux points positifs à nos yeux : la direction et le freinage. La direction d'une part, consistante comme il le faut malgré son option - parfois castratrice - paramétrique, elle participe clairement au plaisir de conduite et n'est surtout jamais trop légère. Une direction dont Audi pourrait s'inspirer, soit dit en passant. Le freinage, d'autre part, est mordant en plus d'être endurant, le résultat de disques avant ventilés et percés qui tiennent plutôt bien la température.

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Conclusion

Affichée précisément à 74'000 € pour notre version 250 fournie avec la finition "Sportline" (le niveau le plus élevé), en plus de quelques options, nous serions tentés de dire que ça commence à faire cher pour "seulement" 211 chevaux. Malgré tout, au vu des tarifs pratiqués par la concurrence, ça n'a rien d'étonnant. Ses deux principales concurrentes sont les BMW Série 4 Cabriolet (à partir de 48'450 €) et l'Audi A5 Cabriolet (à partir de 44'970 €), toutes les deux plus onéreuses que notre Mercedes.

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Alors que retenir de cette Mercedes Classe C Cabriolet 250 ? Qu'elle bénéficie d'un confort à toute épreuve bien évidemment, et qu'elle est affublée d'un moteur volontaire mais qui mériterait finalement, à notre goût, d'un peu plus d'équidés. Pour cela, nous ne saurons que trop vous conseiller de choisir la version 300, toujours avec le même bloc, mais délivrant cette fois-ci 245 chevaux. Inutile de s'équiper d'une transmission intégrale 4MATIC pour ce genre d'auto (disponible sur les versions 200, 400 et sur les deux variantes AMG), le train arrière est suffisamment verrouillé pour s'éviter quelques frayeurs propres à certaines propulsions. Cela ne ferait que rajouter du poids et de l'argent en plus sur la facture finale.

Photos : Yann Lethuillier / Motor1.com

 

 

Points positifs Points négatifs
Confort à toute épreuve Durée d'ouverture / fermeture du toit
Direction bien consistante Système multimédia brouillon
Consommation plutôt contenue Tarifs élevés
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