Le constructeur au diamant paye cash ses manipulations de consommation de carburant.

Le scandale avait éclaté au Japon à peine quelques mois après celui du DieselGate, aux États-Unis. Début 2016, Mitsubishi était pointé du doigt par le gouvernement japonais. En cause, toute une série de tests de consommation de carburant biaisés, afin de présenter de meilleurs rendements énergétiques.

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Le constructeur s’était alors fendu d’un communiqué expliquant la faute : "Mitsubishi a mené des tests de manière incorrecte afin de présenter de meilleurs rendements énergétiques que ceux existants effectivement, les méthodes de test étant différentes de celles requises par la loi japonaise." L’Outlander et les mini-voitures que sont les eK Wagon et eK Space, très prisées au Japon, étaient impliquées.

Le scandale avait un deuxième écho, en août, lorsque d’autres modèles de la gamme Mitsubishi se révélaient aussi touchés par la fraude, faisant plonger une nouvelle fois les actions de la firme au diamant en bourse.

2017 Mitsubishi Lancer
Concept Mitsubishi eX Concept Mondial de l'Automobile

La conséquence ? L’Alliance Renault-Nissan, via Nissan, en a profité pour prendre possession d’une partie de l’actionnariat de Mitsubishi. Le groupe a ainsi racheté 34% de Mitsubishi, pour un montant de 2,3 milliards de dollars (soit 2,1 milliards d'euros). Depuis, de nombreux changements sont intervenus auprès de la direction de la marque japonaise, dont le nouveau dirigeant n'est autre que Carlos Ghosn.

Une reprise qui n’écarte pas Mitsubishi de ses responsabilités face à la justice japonaise. Le Gouvernement a ainsi condamné la marque au diamant à une amende de 480 millions de yens, ce qui représente 3,9 millions d’euros en Europe. 

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