Le leasing social officiellement reconduit, mais réduit pour 2025
Le cadre officiel du dispositif d’aide à l’achat d’un véhicule électrique pour les revenus les plus modestes a été publié, avec une réduction de l’enveloppe pour cette année.
Un arrêté publié mercredi au Journal Officiel a officialisé la reconduction du leasing social, avec des modalités et des sources de financement qui diffèreront bien par rapport à la première année du dispositif. Et une aide revue à la baisse également.
Lancé en 2024, le leasing social avait remporté un grand succès. Tellement que l’enveloppe réservée à ce dispositif avait rapidement explosé, contraignant le gouvernement à stopper les examens de demande au bout de quelques mois seulement. Pour 2025, l’Etat a revu sa copie, et voici ce qui change pour cette nouvelle campagne, et ce pour une période de cinq ans, allant donc jusqu’à 2030.
Comme annoncé, la source de financement du leasing social changera cette année. Au lieu d’une enveloppe allouée par l’état, le dispositif sera cette fois financé par les CEE (Certificats d’Economie d’énergie), alimentés par les fournisseurs d’énergie. Pour un loyer d’une centaine d’euros, les revenus les plus modestes auront donc, par ce biais, l’opportunité d’avoir accès à un véhicule électrique.
Pas de cumul avec le bonus écologique
Autre gros changement, l’enveloppe de l’aide gouvernementale a été revue à la baisse par rapport à 2024, avec un montant désormais fixé à 369 millions d’euros. A noter que, si le leasing social était cumulable avec le bonus écologique l’an passé, ce ne sera désormais plus le cas, et c’est ce qui permet effectivement au gouvernement de réduire son engagement à ce niveau.
En tout, 50'000 foyers devraient être concernés par cette aide version 2025, pour des loyers qui devraient se situer autour d’une centaine d’euros.
Aussi, alors que 5'000 véhicules électriques du leasing social devaient être réservés à des personnes dont le lieu de travail se situait dans une Zone à Faibles Emissions (ZFE), le texte a été revu suite à la suppression de ces zones. A la place, il est tout de même indiqué que "pour les personnes dont le domicile ou le lieu de travail est situé dans une commune dont une partie du territoire est située au sein d'une zone à enjeu pour la qualité de l'air". Des « zones » qui doivent encore être définies par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).
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