Essai Audi A5 Cabriolet - Plaisir primaire et technologies de pointe

Si le marché des cabriolets est globalement en déclin depuis déjà quelques années, il n'est pour autant pas encore mort. Il ne le sera d'ailleurs peut-être jamais dans l'univers du haut de gamme. En effet, si les marques généralistes comme Peugeot ou Volkswagen ont définitivement abandonné le cabriolet, les constructeurs premium continuent d'occuper le segment. Logique après tout puisqu'elles sont les seules à pouvoir se permettre d’élargir leur gamme et constituer autour d'un même produit toute une déclinaison de voitures. Elles sont également les seules aujourd'hui à attirer des clients pouvant se permettre de s'offrir un véhicule de loisir haut de gamme, et même si le cabriolet ne représente qu'un marché de niche, notamment en France, il est toujours important, pour l'image, de proposer ce type de carrosserie dorénavant majoritairement réservée à une clientèle élitiste. En quelques chiffres, l'Audi A5 Cabriolet représente 17% des ventes totales de l'A5 dans le monde, et jusqu'à 37% en Allemagne.

Audi et son A5 Cabriolet que nous essayons aujourd'hui, n'en est pas à son coup d'essai. Il faut dire que le cabriolet chez Audi se porte plutôt bien, en témoigne les multiples déclinaisons décapotées proposées au catalogue : Audi A3, A5, TT et R8. Concernant l'Audi A5, il faut remonter à 1991 et le premier cabriolet Audi de l'après-guerre dérivé de l'Audi 80 (B3), qui fut d'ailleurs baptisé très sobrement à l'époque "Audi Cabriolet". Elle fut produite de 1991 à 2000 à plus de 70'0...