Essai Mazda CX-5 - Le même, en mieux !

Le Mazda CX-5 a vu le jour pour la première fois en 2012. Quelques années plus tard, le SUV s’est offert une cure de jouvence pour faire face à une concurrence très féroce. Après plus d’1,5 million d’exemplaires vendus dans le monde dont 330'000 en Europe et 13'309 l’an dernier en France, le constructeur japonais présente cette seconde génération. Les commandes sont d’ores et déjà ouvertes puisque Mazda lance son nouveau crossover en ce mois de juin 2017.

Essai Mazda CX-5

Un design taillé au Katana

Le Mazda CX-5 profite d’un nouveau coup de crayon à la fois plus esthétique et plus épuré. Contrairement à la précédente génération, le CX-5 est plus agressif et assume parfaitement sa personnalité. La face avant bénéficie d’une large calandre caractérisée par d’élégantes arêtes qui se prolongent au niveau des feux. Dans le pur style KODO (i.e. l’âme du mouvement), le Mazda CX-5 paraît plus élancé et plus aérodynamique que son prédécesseur. D’ailleurs, cette nouvelle génération est plus basse de 15 mm et plus longue de 10 mm. Certes, cela ne saute pas vraiment aux yeux, mais le nouveau Mazda CX-5 évolue et n’a stylistiquement rien à envier à ses concurrents. On apprécie particulièrement ses lignes très dynamiques qui le placent certainement dans le haut du panier.  

Essai Mazda CX-5
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La face avant est sans doute la partie la plus belle et la plus aboutie. Elle est séduisante et pleine de charme, ce qui n’est pas forcément le cas de la face arrière, peut-être un peu trop banale… Espérons que lors du prochain restylage, cette face arrière sera plus stylée et collera davantage avec les lignes réussies du faciès. Visuellement, c’est un quasi sans faute, surtout que Mazda propose d’agrémenter son CX-5 avec des jantes allant de 17’’ à 19’’. Cependant, malgré des jantes de 19’’ sur notre modèle d’essai, le flanc des pneus est encore trop large brisant quelque peu le côté dynamique du CX-5. Fait intéressant et contrairement à une grande majorité de voitures (toutes catégories confondues), la double sortie d’échappement n’est pas du tout factice !

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On s’y sent bien à l’intérieur

Le Mazda CX-5 évolue énormément à l’intérieur. Les designers sont partis d’une feuille blanche, enfin presque. Sans trop trahir le précédent millésime, cet habitacle évolue néanmoins de manière remarquable. Au premier coup d’œil, on comprend instantanément que Mazda vise le premium et l'essai semble plutôt concluant. Les matériaux utilisés ainsi que les finitions sont plus que corrects, un long chemin a été parcouru depuis la première génération. Disons que cet habitacle est juste un poil au-dessus de la moyenne, surtout si vous optez pour des sièges en cuir "Pure White" qui renforcent ce sentiment d’élégance et de finesse.

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Le crossover embarque un nouveau volant chauffant ainsi que des sièges redessinés et chauffants, même à l’arrière. La préhension du volant est bonne, de même pour le levier de vitesse qui a été rehaussé de 40 mm sur la boite manuelle et de 60 mm pour la boite automatique. L’ergonomie est franchement bonne, tout est harmonieux et ne demande que quelques minutes d’adaptation. De plus, le CX-5 2017 inaugure l’affichage tête haute sur le pare-brise ou sur un petit volet (en fonction des versions), ce qui permet au conducteur de ne plus quitter la route des yeux : Jinba Ittai (il s'agit de la philosophie développée par Mazda et stipulant que le conducteur doit faire corps avec sa voiture).

Nous avons avalé plus de 400 km au volant du nouveau Mazda CX-5 et le moins que l’on puisse dire, c’est que le confort à bord est absolu. Les sièges sont excellents et moelleux à souhait et l’insonorisation de bon augure pour la suite. Les équipes Mazda ont particulièrement travaillé sur ce dernier point allant même jusqu’à repositionner les essuie-glaces à l’intérieur du capot afin de limiter les bruits d’air. Il reste quelques petits efforts à Mazda afin d’isoler complètement l’habitacle, le moteur est parfois bien présent à haut régime et nous avons relevé quelques bruits de roulement. Là encore, Mazda est dans la très bonne moyenne sans pour autant sortir définitivement du lot.

Essai Mazda CX-5
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Des qualités routières remarquables

Dès les premières minutes, le nouveau Mazda CX-5 donne le ton. Il est extrêmement bien suspendu pour un SUV de son gabarit et l’amortissement filtre à merveille les irrégularités de la route. Mazda a peut-être trouvé la recette magique, l’amortissement est ferme et confortable sans pour autant être trop raide ou trop mou.

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Notre version d’essai était équipée d’un moteur diesel 2,2 litres de 175 chevaux couplé à une boite automatique à six rapports. Mazda a fait le choix de ne pas succomber au downsizing et préfère doter ses voitures de gros moteurs. Cependant, et malgré une puissance de 175 ch et un 0 à 100 km/h annoncé en 9,5 secondes, le nouveau CX-5 offre certes de bonnes reprises mais il ne faut toutefois pas s’attendre à quelque chose de poussif. Le Mazda CX-5 monte tranquillement dans les tours, il ne faut pas le brusquer. Les accélérations et les reprises restent en revanche tout à fait corrects pour une utilisation quotidienne.

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Petit hic, la boîte automatique à 6 rapports (facturée à 2000 euros) s’est montrée un peu capricieuse. La boîte n’est pas assez réactive et demande un petit laps de temps pour passer à la vitesse suivante. De plus, on regrette l’absence des palettes au volant ! En revanche, la boîte manuelle offre un tout autre agrément de conduite et convient parfaitement au nouveau CX-5. Préférez donc cette dernière si votre conduite est typée sport et que vous souhaitez maximiser le plaisir au volant.

Ce SUV est digne d’une berline routière, qui plus est dynamique. En effet, le CX-5 reçoit le G-Vectoring ; un système permettant de répartir le couple moteur sur chaque roue afin de limiter les sous-virages. Ainsi, le Mazda CX-5 enroule parfaitement les virages tout en contenant les mouvements de caisse.

Nous sommes bien d’accord, le Mazda CX-5 est ce que l’on appelle un crossover de ville, il n’est donc à priori pas destiné à crapahuter hors des sentiers battus. Détrompez-vous, car nous avons été surpris par sa capacité à rouler sur de petites routes cabossées sans être ballonné, un très bon point pour le crossover japonais.

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Vous l’aurez compris, derrière le volant c’est franchement une réussite, d’autant plus que Mazda proposera un nouveau moteur 2,5 litres de 194 chevaux offrant de meilleures performances. Cependant, il faudra faire attention à la consommation en carburant. Lors de notre périple composé d’autoroute et de routes sinueuses, le CX-5 semblait avoir soif. Nous avons relevé une moyenne de 8,5 litres/100 km.

En conclusion

Le Mazda CX-5 a bien évolué et fera certainement craquer bien des clients. Son design est attirant et son habitacle offre un excellent confort. Par rapport à ses concurrents, le Mazda CX-5 est très bien doté. Il démarre à 30'100 euros avec le moteur 2,0 litres essence de 150 ch ou 32'000 euros pour le 2,2 litres diesel de 150 chevaux. En entrée de gamme, le Mazda CX-5 offre les phares à LED, les jantes alliage de 17'', le système MZD Connect avec un écran de 7'', le GPS ainsi qu'une longue liste d'options.  

C'est un sérieux concurrent qu'il ne faut pas négliger, surtout que Mazda prévoit de vendre 20'000 exemplaires par an en 2020 (12'000 ventes en 2017). Plus que son style, c'est à son volant que l'on prend le plus de plaisir et que l'on apprécie encore plus le crossover japonais. Il est certes moins dynamique qu'un Peugeot 3008 par exemple, mais il n'en demeure pas moins que ses qualités sur l'asphalte sont plus que concluantes ! 

Photos : Khalil Bouguerra / Motor1.com

 
Points positifs Points négatifs
Un très beau design Boîte automatique peu réactive 
Excellent niveau de confort Absence des palettes au volant
Comportement routier dynamique Consommation plus élevée que la moyenne

 

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