Cela faisait environ 40 ans que Lotus perdait de l'argent. Mais, à en croire son PDG Jean-Marc Gales, cette spirale négative vient enfin de prendre fin ! C'est donc une petite révolution pour l'emblématique firme anglaise, qui peut notamment remercier l'Evora et ses scores flatteurs aux États-Unis.

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Selon Jean-Marc Gales, tous les modèles alloués au marché de l'oncle Sam jusqu'au mois de mars 2016 sont en effet réservés. Lotus se retrouve même confronté à un nouveau problème, celui de soutenir des cadences de production plus élevées. En effet, l'usine d'Hethel ne serait pas en mesure de construire suffisamment de voitures pour satisfaire pleinement la demande.

Au delà du succès récent de l'Evora, d'autres facteurs expliquent ces bons résultats financiers. De sérieux progrès de productivité ont été réalisés, au détriment de la masse salariale d'ailleurs. "Aujourd'hui, nous avons environ 800 employés capables de produire 2000 voitures par année, ces dernières étant en outre mieux construites qu'elles ne l'étaient auparavant. Nous vendons des voitures de qualité supérieure aux États-Unis, où les clients sont maintenant en phase avec nos modèles." Pour rappel, il y avait 1'200 employés lorsque l'homme est arrivé à la tête de Lotus en 2014.

Optimisme de rigueur

Reste maintenant à confirmer ces résultats encourageants sur le long terme. Pour y parvenir, la firme anglais passé sous pavillon malaisien pourrait prochainement compter sur une nouvelle génération d'Elise. Et puis il y aurait aussi ce projet de SUV qui revient sur le devant de la scène. Sur ce dernier point en revanche, un certain scepticisme est autorisé, tant la philosophie de ce segment ne semble pas compatible avec la notion de légèreté chère à Lotus. Mais après tout, qui aurait un jour misé sur un SUV Bentley ? Dans l'industrie automobile comme ailleurs, rien n'est jamais écrit à l'avance ! 

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