Un appel a été lancé pour le 24 novembre

Le mouvement des gilets jaunes, qui s'est formé le 17 novembre en protestation du prix des carburants, se poursuit encore pour une quatrième journée de manifestations. Initialement prévu pour une seule journée,  le mouvement continue, bien sûr moins vigoureux qu'il ne l'était samedi, mené par quelques milliers de personnes décidées à se faire entendre et à ne pas laisser ce mouvement du 17 sans suite.

Il y avait un peu moins de 30'000 personnes encore actives dans le pays ce lundi, et le chiffre semble se stabiliser. C'est environ 10 fois moins que le nombre de 290'000 avancé par le gouvernement concernant la journée initiale de ces blocages, le 17 novembre. Néanmoins, des barrages étaient actifs dès l'aube sur l'A16 et l'A25, dans le Nord et le Pas-de-Calais, provoquant des bouchons d'environ trois kilomètres.

En Auvergne-Rhône-Alpes, des points de barrage se sont constitués sur l'A6, au nord de Lyon, sur l'A72 dans la Loire, ainsi que sur un accès à l'A7, près de Montélimar. Les forces de l'ordre avaient tenté de rétablir l'accès à des péages, centres commerciaux et autres accès routiers lundi matin, mais les manifestants délogés sont revenus dans la journée. Des dépôts pétroliers ont été également bloqués dans tout le pays.

 

Face aux déclarations du Premier Ministre Edouard Philippe, qui a déclaré vouloir "garder le cap" politique face à la grogne, un appel à une nouvelle grosse journée de manifestation a été lancé pour ce samedi 24 novembre, notamment avecune convergence vers Paris. Le patronat appelle à ne pas ralentir l'économie tandis que les autorités appellent au calme et revendiquent la libre circulation pour demander aux manifestants de ne pas bloquer intégralement les réseaux et commerces.

Des radars endommagés

Des débordements ont eu lieu depuis samedi, une personne est décédée dans le cadre de ces manifestations en Savoie et plus de 500 ont été blessées. En plus de nombreux accidents, on a également dénombré, au milieu de cette colère contre le prix des carburants et contre une fiscalité punitive, la dégradation de nombreux radars. Si 200 l'ont été dans tout le pays, on compte près d'une trentaine de radars fixes détruits, pour la plupart incendiés. D'autres dégradations ont également eu lieu, allant de la peinture jaune au simple gilet jaune déposé dessus et les empêchant de fonctionner.