La Commission européenne travaille actuellement sur une évolution de la directive sur le permis de conduire.

Alors que tout le monde n'a pas encore reçu son permis de conduire au format carte de crédit, ce modèle pourrait encore évoluer d'ici les années à venir. Mis en place depuis septembre 2013 pour remplacer le fameux carton rose à trois volets, le permis de conduire sécurisé avec une puce électronique ne devrait pas faire long feu et pourrait devenir, d'ici 2023, 100 % virtuel.

En effet, la Commission européenne travaille sur une évolution de la directive en vigueur depuis 2006, dans le but de créer un permis de conduire dématérialisé et accessible par les forces de l'ordre de tous les pays. L'objectif ? "Améliorer la sécurité routière et faciliter les déplacements transfrontaliers". Dans le premier cas, un permis virtuel permettra surtout de verbaliser les automobilistes étrangers commettant des infractions en toute impunité dans d’autres pays d’Europe avec leur propre véhicule ou un véhicule de location.

La création d'une immense base de données permettra également de connaître la situation administrative du conducteur, notamment au sein de leur permis d'origine. Ainsi, les conducteurs qui pourraient être interdits de rouler, faute d'un solde de point suffisant dans leur pays, pourront être aussi verbalisés à l'étranger s'ils sont pris au volant d'un véhicule.

La Commission européenne souhaiterait également harmoniser la méthode de récupération des points. En effet, à l'heure où nous écrivons ces lignes, chaque État membre de l'Union européenne possède ses propres formations, ou encore ses propres catégories de permis de conduire, sans compter que l'âge d'obtention du précieux sésame n'est pas commun à tous les pays, puisqu'il est accessible à partir de 17 ans chez certains de nos voisins, comme la Slovaquie par exemple.

Pour arriver à un permis de conduire homogénéisé à tous les pays européens, il y a encore plusieurs étapes à suivre avant la soumission au vote au quatrième trimestre 2022. D’ici le 21 mai prochain, la Commission européenne sondera ses ressortissants avant la mise en place de consultations avec les pays membre. Certains pays européens ont déjà franchi le pas du permis dématérialisé, à commencer par l'Espagne, mais son utilisation n’est possible que sur le territoire national.