L’association 40 millions d’automobilistes dénonce "L’inefficacité d’une politique fondée uniquement sur la répression"
L’association évoque les limites et le manque de résultat d’une politique répressive pour limiter le nombre d’accidents sur la route.
Les accidents routiers en général, et les accidents mortels en particulier, sont en hausse cette année par rapport à la même période il y a un an. D’après les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 338 personnes ont perdu la vie lors d’accidents sur les routes en juillet 2025, ce qui correspond à une hausse importante de +23% par rapport à la période de juillet 2024, où 275 morts sur les routes avaient été recensés.
Sur la période de sept premiers mois de l’année, l’écart est moins important (1791 morts de janvier à juillet 2025 contre 1774 sur la même période en 2024), mais les chiffres n’en confirment pas moins une tendance toujours à la hausse en ce qui concerne les fatalités sur les routes de notre pays. Des accidents encore souvent liés à l’alcool, les stupéfiants et la vitesse excessive au volant.
Pourtant, dans ce contexte, l’association 40 millions d’automobilistes estime que "la politique de sécurité routière reste centrée sur la sanction automatisée, laissant de côté des campagnes de prévention ambitieuses et des dispositifs efficaces pour traiter ces comportements à risque."
"Nous alertons depuis des années sur l’inefficacité d’une politique fondée uniquement sur la répression", explique ainsi Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes."Les chiffres de l’été 2025 le prouvent encore : jamais les radars et les amendes n’ont empêché l’alcool ou les stupéfiants de tuer sur les routes. C’est une illusion de croire qu’en multipliant les sanctions, on réduira la mortalité », souligne Pierre CHASSERAY, délégué général de « 40 millions d’automobilistes".
"Il est temps de revenir aux fondamentaux : prévention de l’alcoolémie, lutte contre les stupéfiants, sensibilisation aux dangers du téléphone au volant et accompagnement des conducteurs", ajoute de son côté Philippe Nozière, président de l’association.
"Ce sont ces leviers, et non une surenchère de répression, qui permettront réellement de sauver des vies. Le Gouvernement doit ouvrir les yeux et engager une politique de sécurité routière responsable, pragmatique et humaine."
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