Paris et Madrid veulent maintenir l’interdiction du thermique en 2035
Paris et Madrid ont rappelé leur soutien à l’interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique à partir de 2035, allant à l'encontre du positionnement d'autres pays comme l'Allemagne.
La France et l’Espagne ont pris position contre l’Allemagne, et ont répété leur soutien à l’interdiction de la vente des moteurs thermiques en 2035 dans l’Union Européenne.
Décidément le bloc des pays de l’UE ne cesse de se fissurer au sujet de l’interdiction des ventes de véhicules thermiques à l’horizon 2035, pilier du Pacte vert européen. Récemment, les autorités allemandes, par la voix du chancelier Olaf Scholz, avaient répété leur volonté de voir Bruxelles faire des compromis à ce sujet.
Dernièrement, les représentants des constructeurs et des équipementiers automobiles ont également plaidé leur cause auprès de la Commission, arguant du fait que le marché de l’automobile européen risquait de s’effondrer en maintenant une telle échéance, notamment en raison de la concurrence féroce des marques chinoises. Là aussi, des compromis ont été demandé, comme envisager des énergies alternatives au 100% électrique, comme les diverses technologies hybrides disponibles sur le marché.
Si elle dit maintenir pour le moment le cap de 2035, la Commission européenne a montré des signes d’assouplissement, annonçant notamment vouloir réévaluer la situation dès la fin 2025, alors qu’un point à ce sujet était prévu initialement pour 2026.
Dans le même temps, d’autres voix se sont faites entendre, notamment de constructeurs comme Volvo, ou de société de stations de recharge électriques, pour affirmer leur volonté de maintenir le tableau de marche vers le tout électrique d’ici dix ans.
Aujourd’hui, une lettre dévoilée par le média Contexte, et reprise par l’AFP et BFM, révèlent que la France et l’Espagne font front pour demander un maintien du cap 2035, demandant explicitement que la Commission européenne ne doit "en aucun cas remettre en cause l’objectif de zéro émission" pour 2035.
"L’échéance de 2035 est un repère essentiel pour le secteur automobile", indiquent dans ce même document les deux pays, qui se disent tout de même favorables à "des flexibilités" pour l’industrie, mais uniquement si ces aménagements bénéficient au secteur automobile du vieux continent.
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