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Fin du thermique en 2035 : Bruxelles temporise

La Commission européenne, qui devait s’exprimer ce mercredi sur la fin des ventes de véhicules thermiques en 2035, a décidé de reporter son annonce à la semaine prochaine.

Ursula Von der Leyen

C’est ce mercredi 10 décembre que la Commission européenne, présidée par Ursula von der Leyen, devait annoncer le maintien ou non de sa date butoir de 2035 pour la fin de la commercialisation de véhicules à moteur thermique dans l’UE. On attendait également que les instances européennes ne lâchent un peu de lest, et n’offre un peu de répit à certaines technologies alternatives comme les véhicules hybrides, les prolongateurs d'autonomie, ou le carburant de synthèse. 

Bruxelles a finalement décidé de temporiser, et annonce désormais des… annonces au mardi 16 décembre. Un report qui intervient dans un climat de tensions entre la Commission et les représentants des constructeurs automobiles et des équipementiers du continent, mais également entre les états membres.

Parmi les constructeurs ayant déjà exprimé leur volonté de revoir la date butoir de 2035, on retrouve des noms comme le groupe Stellantis, BMW ou Ford, pour ne citer qu’eux, alors que de nombreux fabricants ont également fait marche arrière en réintroduisant les moteurs thermiques à leurs catalogue.

Du côté des états membres, on assiste à une véritable scission entre les "pour" et les "contre". L’Allemagne, où l’industrie automobile connaît une crise sans précédent, mène la fronde face à la Commission européenne, Berlin étant soutenu par l’Italie, mais également par d’autres états membres comme la Bulgarie, la Pologne ou la Slovaquie.

A l’inverse, la France et l’Espagne continuent de soutenir l’interdiction du thermique en 2035, Paris voyant dans cet éventuel fléchissement de l’UE une contradiction à ses efforts engagés en termes de transition industrielle, et tous les investissements consentis dans l’électrique et dans le développement d’une filière de batteries.

Ces discussions, et ces désaccords, interviennent dans un contexte difficile pour l’industrie européenne, qui enregistre des ventes en chute constante, et un nombre de pertes d’emplois sans précédent au sein de ses usines, face au défi du passage à l’électrique, et la concurrence grandissante des constructeurs chinois, qui inondent le vieux continent de nouveaux modèles, électriques notamment.

Il faudra donc attendre mardi prochain pour connaître le nouveau (ou non) plan de route de la Commission européenne, et des annonces qui s’annoncent cruciale pour l’avenir de son industrie automobile.