Changement de cap pour la plus piquante des Citroën !

Lancée en 2014, la Citroën C4 Cactus était un crossover détonnant dans le paysage automobile, et se distinguait par l'omniprésence d'Airbumps, des protections en plastique censées protéger la carrosserie des agressions du quotidien, notamment en milieu urbain. Malheureusement, ce pari osé n'a pas su séduire sa clientèle puisque seulement 270'000 exemplaires ont été écoulés en Europe en quatre ans de carrière.

Lire aussi:

Aujourd'hui, malgré une tendance aux SUV plus forte que jamais, Citroën fait marche arrière et modifie désormais le positionnement de sa C4 Cactus, avec un profond restylage de mi-parcours qui intervient au moment même du lancement de la C3 Aircross sur le marché, et de la fin de carrière de la C4 qui ne sera renouvelée qu'en 2021. Pour la marque aux chevrons, l'objectif est donc de ne pas cannibaliser les ventes de la première, tout en assurant l'intérim de la seconde.

Un design extérieur moins clivant

Pour la rendre plus "berline" et moins "SUV", la C4 Cactus a été radicalement transformée et abandonne quasiment tous ses Airbumps : en effet, on n'en retrouve plus qu'en partie basse des portières, et on notera également la disparition des barres de toit. L'ensemble paraît bien plus sage, avec un design qui n'est pas sans rappeler les dernières C3 et C3 Aircross.

À l'avant, la voiture se pare de chrome autour de la calandre, et les chevrons se prolongent désormais jusqu'aux feux de jour, tout en conservant la signature lumineuse à double étage de la première mouture. À l'arrière, les Airbumps laissent leur place à une malle de coffre plus épurée, avec deux nouveaux feux horizontaux en deux parties, qui ont pour effet d'élargir et d'asseoir visuellement l'ensemble.

Côté personnalisation, la nouvelle C4 Cactus offre jusqu'à 31 combinaisons possibles grâce à 9 teintes de carrosserie et 4 "Packs Color" qui ajoutent des touches colorées sur les inserts d'antibrouillards et les Airbumps latéraux.

Essai Citroën C4 Cactus 2018

Plus de technologies et de confort à bord

À bord, les évolutions sont plus subtiles : on retrouve les spécificités de cette C4 Cactus comme les poignées de portes en cuir, façon poignées de valise, ou encore la boîte à gants placée sur la planche de bord. L'habitacle est baigné de lumière grâce au généreux toit en verre, disponible en option, et le style de l'ensemble a été visiblement soigné, mais malheureusement, nous retrouvons toujours des plastiques peu valorisants et notamment sur les habillages des portières.

La banquette à l'avant disparaît au profit de deux larges sièges "Advanced Confort" en option, plus accueillants, larges et moelleux, ainsi qu'une console centrale plus classique embarquant le frein à main, un accoudoir avec rangement intégré, sans oublier la commande de boîte manuelle ou automatique. À l'arrière, les passagers seront confortablement installés mais devront se contenter de deux vitres arrière entrebaillables, Citroën ayant fait l'économie des traditionnelles vitres ouvrantes.

Niveau technologies embarquées, l'écran tactile de 7 pouces posé au centre de la planche de bord évolue et accueille le dernier système d'infotainment du Groupe PSA, proposant notamment la navigation 3D connectée, ainsi que la compatibilité avec Apple CarPlay et Android Auto. Les assistances à la conduite s'enrichissent du freinage autonome d'urgence, de la lecture des panneaux, de l'alerte de franchissement involontaire de ligne, ou encore de la surveillance des angles morts.

Essai Citroën C4 Cactus 2018

Le confort comme maître mot

Lors de notre essai, nous avons pris le volant d'une C4 Cactus équipée d'une motorisation essence 1,2 litre PureTech de 130 chevaux. D'autres déclinaisons de ce bloc trois-cylindres sont également disponibles dans la gamme, développant quelque 82 chevaux et 110 chevaux. Si vous préférez le diesel, Citroën propose également un quatre cylindres 1,5 litre BlueHDi de 100 chevaux. Toutes les motorisations sont dotées d'une boîte mécanique (à cinq ou six rapports selon la version), ainsi qu'en option une boîte automatique à six rapports sur la version PureTech 110.

Sur la route, cette C4 Cactus restylée inaugure de nouveaux amortisseurs disposant de deux butées hydrauliques progressives (une de détente et une de compression), qui promettent une meilleure qualité de filtrage afin de mieux absorber les déformations de la chaussée, tout en évitant les brusques rebonds lors de mouvements plus importants. En pratique, le confort est bien au rendez-vous sur les diverses irrégularités de la chaussée, mais ce fameux "effet tapis volant" promis par Citroën a également ses inconvénients, puisque les mouvements de caisse sont prononcés, notamment lors des freinages appuyés ou dans les virages abordés en conduite dynamique. Fort heureusement, la voiture est saine et la tenue de route est au rendez-vous, mais ce comportement nous incite à adopter une conduite plus souple, en phase avec la philosophie de la marque.

L'insonorisation soignée participe également au confort global de la voiture, et nous retrouvons également une direction très souple à basse vitesse, couplée à un bon rayon de braquage facilitant les manœuvres en milieu urbain, tandis qu'elle se raffermit au fil de la prise de vitesse, au bénéfice de la tenue de cap. Le moteur trois-cylindres de 130 chevaux et 230 Nm de couple, associé au poids-plume de la voiture (1045 kg), permet des accélérations vives et des performances correctes : le 0 à 100 km/h est avalé en 9,1 secondes, tandis que la commande de la boîte manuelle est souple et précise, malgré une pédale d'embrayage quelque peu floue. Pour encore plus de confort, Citroën offre la possibilité d'opter pour une boîte automatique, uniquement disponible sur la version 110 chevaux.

Essai Citroën C4 Cactus 2018

En conclusion

À l'occasion de ce restylage de mi-carrière, la Citroën C4 Cactus se transforme entièrement (plus de 90% des pièces de carrosserie sont inédits) en adoptant un look plus passe-partout et moins clivant que le premier opus, avec à la clé un positionnement fortement axé sur le confort. Un avantage qui ne manquera pas de séduire les aficionados de la marque aux chevrons, inconditionnels du fameux "effet tapis volant".

Si les tarifs sont assez accessibles en entrée de gamme, avec un prix d'entrée de 16'950 € pour une Citroën C4 Cactus Live 1.2 PureTech 82 BVM5, il vous faudra mettre la main au portefeuille pour acquérir une version mieux équipée : en effet, notre modèle à l'essai, une Citroën C4 Cactus Shine 1.2 PureTech 130 BVM6, est proposé à partir de 23'450 € (hors options).

Au niveau de la consommation, Citroën annonce une valeur mixte de 4,1 l/100 km, soit 110 g/km de CO2. En pratique, nous avons relevé une moyenne d'environ 6,5 l/100 km lors de notre essai, des chiffres restant raisonnables pour une motorisation essence trois-cylindres de cette puissance.

Photos : Tran HA / Motor1.com

Essai Citroën C4 Cactus 2018

 

Points positifs Points négatifs
Design moins clivant Mouvements de caisse prononcés
Confort en hausse Qualité des plastiques à bord
Bonne insonorisation Vitres arrière entrebaillables

 

Citroën C4 Cactus Shine - 1.2 PureTech 130 BVM6

Motorisation Essence Turbo PureTech, 3-cylindres en ligne, 1199 cm³, 12 soupapes, injection directe
Puissance 130 chevaux / 230 Nm
Transmission Boîte mécanique à 6 rapports
Type de transmission Traction avant
0-100 km/h 9,1 secondes
Vitesse de pointe 207 km/h
Poids 1045 kg
Volume de coffre 348 litres / 1170 litres
Places 5
Economie de carburant Urbain : 6,1 l/100 km / Extra-urbain : 4,1 l/100 km / Mixte : 4,1 l/100 km
Prix de base 16'950 €
Prix de la version testée 23'450 €

Gallery: Essai Citroën C4 Cactus 2018

Photo: Tran HA