Une saga débutée en 1965 et qui continue de prendre vie de nos jours.

Saviez-vous que la Targa avait failli ne jamais voir le jour ? Et ce n'est pas n'importe qu'elle personne qui s'est dressé contre le projet : Ferdinand Porsche en personne ! Dévoilée en 1965 lors du salon de Francfort, elle eue un succès assez remarqué. Pour autant, il aura fallu presque deux ans de plus pour voir la voiture de série pointer le bout de son nez.

En 1967 donc, la Targa entre au catalogue. Ce qui ressort de cette première génération de Targa, c'est son arceau en acier inoxydable. Une version découvrable alors marketée comme "le cabriolet le plus sûr du monde".

Commençons par le nom, connaissez vous l'origine de l'appellation Targa ? Elle vient d'une course Sicilienne dans laquelle Porsche avait remporté plusieurs succès dans les années 50. Une course nommée Targa Florio. Et en réalité, la 911 Targa a même failli s'appeler... 911 Flori !

Retour au fameux arceau de la Targa, qui a permis à la 911 de se faire une place de choix sur le marché des découvrables, notamment aux États-Unis. Mais pourquoi Porsche a mis 2 ans à faire arriver la Targa sur la route ? Et bien la solution à un problème caractéristique des cabriolets : l’engouffrement du vent dans la toile et le phénomène de gonflage qui en découle. Les ingénieurs sont tout de même parvenus à proposer une solution qui suivait ce cahier de charges. En 1967 donc, Porsche propose un tout nouveau style de cabriolet. Et ce style, on le doit à Ferdinand Alexander "Butzi" Porsche.

Tout ça contre les dires du patron de Porsche, qui n'est autre que le grand-père de Butzi. En fait Ferdinand Porsche premier du nom trouvait qu'un cabriolet serait plus esthétique s'il utilisait une carrosserie tri-corps. Or la 911 a été pensée avec une carrosserie fastback. Mais les réalités économiques et sécuritaires de l'époque forcèrent la main au patron et il accepta l'idée de la Targa. Il faut aussi savoir que la 911 Targa est arrivée avant la 911 Cabriolet, à cause des normes de américaines de sécurité. Il y a bien eu un concept, mais il est aujourd'hui dans une collection privée.

Très vite, il devient clair que la solution trouvée n'est pas pérenne. Avant d'avoir une vitre arrière en une seule partie, la Targa avait reçu un "vitrage" arrière en plastique. En plus de rendre la voiture vulnérable aux vols et aux effractions, cette bâche ne supportait pas du tout le froid. Lors d'expositions prolongées à de faibles températures, le plastique se contractait et perdait sa forme. Bien vite la Targa reçoit une vraie vitre arrière. Et l'histoire commence ! 

D'abord sous-estimée, la demande pour cette nouveauté explose toutes les attentes, si bien que bien vite, 40 % des 911 neuves vendues en République fédérale d'Allemagne sont des Targa.

Prêts pour faire un saut dans le temps et passer en revue toutes les générations de Targa ?

Toutes les générations de la Porsche 911 Targa