Le passage sous le cycle WLTP continue de faire des victimes.

À l'heure où les voitures hybrides devraient commencer à vivre leur apogée, au sein du groupe Volkswagen (et pas seulement), on retire ces modèles du catalogue. C'est aujourd'hui Audi qui en fait les frais avec le retrait de son A3 e-tron, la compacte hybride rechargeable de la marque. Cela fait notamment écho au retrait du Q7 e-tron qui a été annoncé quelques jours plus tôt. De ce fait, Audi ne compte plus un seul modèle hybride rechargeable à son catalogue.

Pourquoi dont retirer ces modèles jugés "plus respectueux de l'environnement" à la base. Pour la simple et bonne raison que depuis le 1er septembre 2018, les constructeurs ont pour obligation de commercialiser des modèles homologués sous le nouveau cycle d'homologation WLTP. Un cycle qui permet de mesurer les consommations et les rejets en CO2 de manière plus précise et surtout plus proche de la réalité. Effectivement, du côté des hybrides rechargeables, on était assez loin du compte puisque leurs moyennes relevées sous l'ancien cycle d'homologation NEDC ne correspondaient pas vraiment à la réalité.

De ce fait, pour se mettre à niveau, Audi devait opérer quelques mises à jour sur ses deux modèles hybrides rechargeables. Cependant, les coûts ont été jugés trop importants pour des voitures qui arrivent en fin de vie (en l'occurrence pour l'Audi A3, le Q7 étant à mi-vie). De plus, le succès commercial n'est pas vraiment au rendez-vous. En France, les ventes de l'Audi A3 e-tron ont reculé de 40 % depuis le début de l'année à la même période que l'année précédente. L'A3 e-tron totalise, dans l'Hexagone, 228 immatriculations de janvier à octobre 2018, tandis que le Q7 e-tron culmine à 277 unités. D'une manière générale, Audi souffre du passage à WLTP, notamment depuis la rentrée où la marque a enregistré, en France, une chute de ses ventes de 55,4 % en septembre et de 53,3 % en octobre.

Source : Journal de l'Automobile