Les prix du nickel, lithium et cobalt flambent également
Les matières premières nécessaires à la fabrication des batteries pour véhicules électriques connaissent elles aussi des augmentations sans précédent : le négoce du nickel est suspendu.
Ce ne sont pas des temps faciles pour le monde automobile. D'un côté, la crise des puces freine la production, de l'autre, la hausse du coût des matières premières fragilise la solidité économique et réduit les bénéfices. Tout cela, alors que les grands groupes font face à la révolution liée à la transition écologique.
Les voitures électriques sont les plus pénalisées par la hausse des prix des matières premières en général et des métaux en particulier. En effet, les terres rares utilisées pour produire les batteries prenaient déjà de la valeur en raison de la demande croissante, mais avec la situation actuelle, les prix ont définitivement explosé. Et la guerre entre la Russie et l'Ukraine n'aide évidemment pas, bien au contraire...
Une croissance inarrêtable
Le lithium, élément indispensable à la fabrication des batteries, s'achemine vers de nouvelles valeurs record. Il suffit de rappeler qu'au début de 2021, son prix était d'environ 5 euros par kg (après un pic relatif de 12 euros par kg en 2018) alors qu'il est maintenant passé à environ 30 euros par kg. Les prévisions ne sont pas roses : selon les analystes, il pourrait atteindre 50 euros le kg vers le début de 2023.
C'est encore pire lorsque l’on regarde le cobalt, un élément clé dans la fabrication de la cathode d'une batterie lithium-ion. Bien que son utilisation diminue au fil du temps, il est responsable à lui seul de 25 % du coût de l'ensemble de l'accumulateur. Il se dirige vers 35 dollars la livre, soit 70 euros le kilo.
Le cas du nickel
Mais s'il est un métal lié à la fabrication des batteries dont le prix augmente à vue d'œil, c'est bien le nickel. Rien que lundi, le prix a même doublé par rapport aux prix de la veille. La raison est simple : la Russie en est le premier producteur au monde.
Le prix est si volatile que le London Metal Exchange (LME) a décidé de suspendre la négociation au moins pour la séance d'hier. "Suite à de nouvelles augmentations nocturnes sans précédent du prix du nickel sur 3 mois, le LME a pris la décision de suspendre les échanges, au minimum, pour le reste de la journée", lit-on dans le communiqué de la Bourse des métaux de Londres.
"Le LME, en étroite collaboration avec le comité spécial, a suivi le marché et l'effet de l’évolution de la situation en Russie et en Ukraine. Il est évident que cela a affecté le marché du nickel d'une manière particulière. Compte tenu des mouvements de prix en aux heures asiatiques ce matin, le LME a pris cette décision pour assurer la sérénité du marché."
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