Que dire de la Vector W8 ? Conçue dans les années 1970 et finalement fabriquée à la fin des années 1980, cette puissante supercar ressemble encore à un véhicule futuriste, de nos jours. Avec ses 625 chevaux lâchés à l’arrière du conducteur, elle est à la hauteur de nombre de supercars modernes en termes de puissance. Et pourtant, elle ne peut pas battre une Dodge Viper de première génération dans une course de dragsters, peu importe la distance.

C'est peut-être la première fois que nous voyons une Vector courir dans une vidéo. Mat Watson, de Carwow, a eu l'occasion d'affronter la très rare W8 dans une course d'accélération avec une Dodge Viper, de 1992, grâce à l'aide du Petersen Automotive Museum, où les deux véhicules sont normalement exposés. 

Galerie: Vector W8

La puissance ne fait pas tout

La W8 est entrée en production en 1989 avec un V8 biturbo de 6,0 litres. Comme nous l’avons évoqué, la voiture était extrêmement puissante pour l'époque, mais elle transmettait tous ces chevaux via une transmission automatique à trois vitesses dont les racines remontent à l'Oldsmobile Toronado, à traction avant, des années 1960. Nous ne commenterons pas le raisonnement derrière cette décision particulière en matière de groupe motopropulseur, mais comme le démontre la vidéo, ce n'est pas idéal pour vaincre un concurrent aussi solide que la Dodge.

Mais cela ne veut pas dire que la Vector est lente. Elle parcourt le 400 mètres départ/arrêté en 13,7 secondes dans cette vidéo, et à l'époque, c'est ce que l'on pouvait attendre d'une Corvette. Mais la Viper fait le même sprint en 12,2 secondes, et elle démarre clairement plus rapidement. 

Galerie: Dodge Viper 1992-1995

Si proche et si loin à la fois

Le passage au départ lancé aide la Vector dans une certaine mesure, mais ses trois rapports largement espacés ne sont tout simplement pas suffisants pour faire face aux six vitesses de la Viper. Le seul "moment de gloire" de la W8 arrive lors d’une course sur 800 mètres où elle a enfin une chance de se dégourdir les pneus bien qu’au final, ce ne soit toujours pas suffisant pour battre sa concurrente.

Il n’empêche, avec seulement 22 exemplaires construits, elle restera toujours l'une des supercars les plus rares au monde. Mais à mieux la regarder, elle conviendrait mieux dans un rôle de croiseur spatial que dans celui d’une star des pistes…