Ces derniers mois, cela semble être devenu la mode. Après les Peugeot pour les freins, les 911 pour les pare-brises, c’est au tour de Renault de rappeler des véhicules. À l’instar de Jaguar et de son I-Pace, il y a deux semaines, la marque au losange fait revenir quelques voitures électriques, depuis le 29 mars, qui risquent "d’allumer le feu". La marque s'est peut-être souvenue de ce qui est arrivé à cette autre Zoé en octobre dernier...

 

Quoi qu'il en soit, voici ce que le constructeur français a déclaré à l’AFP :

"En raison d'un problème de fabrication, un court-circuit peut se produire dans la batterie haute tension, ce qui augmente le risque d'incendie. Nous rappelons deux Zoé, une en France et une en Suisse, parmi les exemplaires équipés de batterie BT4 XLR produits à l'usine de Flins entre le 1er et le 28 septembre 2023. Ces véhicules sont potentiellement concernés par un risque de court-circuit interne à la batterie, dû à une non-conformité du process fournisseur."

 

 

Les rappels : une habitude chez Renault ?

En plus de ces deux Zoé, l’entreprise a fait revenir plusieurs exemplaires de Megane IV Sedan. La fiche de Rappel Conso indique "qu’un composant de carrosserie (déflecteur) peut ne pas avoir été correctement fixé. Cela augmentera le risque de blessure pour les occupants du véhicule."

Galerie: Essai Renault Zoé (2019)

Bien que Renault n’a pas tellement l’habitude de contacter ses clients pour faire revenir des véhicules à problèmes, ce n’est pas la première fois que le constructeur fait face à ce genre de situation. Le rappel record concerne la Laguna, en 2003, lorsque 230 000 véhicules à travers le monde ont dû repasser par les ateliers en raison d’un problème d'étanchéité du boîtier électronique gérant l'antiblocage des roues ABS et le contrôle de trajectoire ESP. On peut également citer les 10 000 Zoé rappelées en raison d'un risque d'usure de flexibles de freins, en 2016, ou les 78 000 véhicules (tous modèles confondus) qui présentaient un risque de casse de moteur en 2011…