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Renault a doublé ses ventes d'électriques en janvier avec la R5

Les voitures électriques ne représentent encore qu'un quart des ventes totales de voitures en France mais la R5 fait monter Renault.

La nouvelle R5 au Salon de l'automobile de Monaco

Le repli des immatriculations de voitures neuves en France en ce début d’année (janvier 2025) est lié aux ventes faites auprès des particuliers, qui représentent 46 % du marché et chutent de 8 %, ainsi qu’à celui des loueurs longue durée, à – 17 % (15 % du marché). Les immatriculations aux sociétés perdent quant à elles 6 % sur le mois (13 % du marché).

L’électrique pas encore inquestionnable

L’électrique reste stable et se détache de la tendance globale. Cependant, sa part de 17% reste proche de sa moyenne des deux dernières années, alors que l’atteinte des objectifs d’émissions de CO2 de la norme CAFE (Corporate Average Fuel Economy), durcis en 2025, nécessiterait une franche accélération. Certaines marques ont vu leurs ventes baisser, notamment Tesla (-63%) et Dacia (-51%).

A l’inverse, les ventes de Renault ont plus que doublé sur cette motorisation « zéro émission » grâce au succès de la Renault 5 (2813 immatriculations sur le mois) et du Scenic (troisième au palmarès électrique de janvier avec 1177 immatriculations), tout comme Citroën avec la ë-C3, deuxième au palmarès des meilleures ventes d’électriques (1 548  immatriculations). Toujours sur cette motorisation, Volkswagen progresse (+ 85 %), ainsi que les autres marques du groupe comme Audi dont les ventes ont plus que doublé, Skoda (+ 18 %) et Cupra (+ 57 %).

Galerie: Renault 5 E-Tech Electrique 2024

Parmi les motorisations électrifiées, les hybrides rechargeables (PHEV) sont désormais soumises au malus au poids – avec un abattement de 200 kg – et reculent logiquement de 54 % pour ne plus représenter que 4 % du marché. Rien ne semble en revanche freiner les hybrides simples (HEV), y compris les hybrides légères (MHEV), qui sont les seules à progresser et pèsent ensemble pas loin de la moitié des immatriculations : 24 % pour les hybrides (+ 29 %), 21 % pour les hybrides légères (+ 91 %). En parallèle, le diesel disparaît peu à peu du marché du neuf (4 % des immatriculations, en chute de 48 %) tandis que la part de l’essence n’atteint plus que 26 % (- 28 %).

Les grandes tendances de ces derniers mois se confirment aussi en termes de carrosserie, puisque les SUV assurent de nouveau près de 50 % des immatriculations, avec des volumes en progression de 3 %.

Plusieurs modèles dont les trajectoires seront à suivre apparaissent dans les chiffres de janvier. Ainsi, le Dacia Bigster (motorisations essence, microhybrides essence et GPL ou hybride essence) sur le segment C-SUV est un net succès dès son lancement, tandis que les BYD Atto 2, Hyundai Inster et Abarth 600e (tous trois 100 % électriques) sont efficaces sur le segment B-SUV.