Des heures "super creuses" pour la recharge des véhicules électriques ?
Les ministres de l'industrie et de l'économie souhaitent mettre en place un système d'heures "super creuses" pour faciliter la recharge des véhicules électriques.
Le marché européen de la voiture électrique connait une période de piétinement ces derniers mois. En avril, malgré une augmentation des ventes de 28% par rapport à avril 2024, ces dernières ont subi une baisse de 9% par rapport au mois de mars. En France, cela porte le total de voitures électriques en circulation à environ 1,5 million. Mais alors que les constructeurs automobiles s'efforcent de produire des VE plus abordables pour attirer de nouveaux clients, le marché ne parvient pas à décoller.
Au-delà des incitations gouvernementales mises en place pour accompagner les conducteurs vers la transition énergétique et des prix de plus en plus compétitifs, plusieurs autres facteurs freinent les acheteurs : le manque d'infrastructures de recharge, le marché de l'occasion très peu développé pour ce type de véhicules, la fiabilité des batteries et l'évolution très rapide de ces dernières. Pour ce dernier point, on peut comparer cela à acheter un nouveau téléphone : dès que l'on achète le dernier modèle, un nouveau sort quelques mois plus tard et le nôtre devient "obsolète", avec l'impression de ne plus être à la page.
Des heures "super creuses" et "solaires"
Au lieu d'augmenter les incitations à l'achat, trop "coûteuses" selon l'état, ce dernier souhaite mettre en place de nouveaux dispositifs pour faciliter la vie des propriétaires de véhicules électriques. Ce sont les ministres de l'économie et de l'industrie, Éric Lombard et Marc Ferraci, qui ont dévoilé ce projet lors de différents déplacements dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne.
L'idée est de mettre en place des heures "super creuses" et "solaires". Mais de quoi s'agit-il ? Les heures "super creuses" ne changent pas des heures creuses classiques, où la consommation d'électricité va être moindre et également moins chère. On retrouvera alors ces heures "super creuses" la nuit et le week-end. Pour ce qui est des heures "solaires", il s'agit du moment de la journée où l'énergie solaire est la plus forte, entre 11h et 17h. Cela permettrait alors aux utilisateurs de recharger leurs véhicules pendant leur journée de travail et non après, lorsque la consommation est au plus haut. Seul problème : les infrastructures.
Infrastructures et comparateurs de prix
La France compte aujourd'hui 2,5 millions de points de recharge, dont 168 000 ouverts au public. L'objectif, qui a été rappelé par le ministre de l'économie, est d'atteindre les 400 000 points de recharges publics, dont 50 000 bornes rapides, d'ici 2030. Pour compléter le développement des infrastructures de recharge, une autre mesure a été proposée : des comparateurs de prix pour les différentes bornes de recharge.
Une mesure qui permettrait aux utilisateurs d'accéder à la "disponibilité des bornes" et aux prix proposés dans les différentes stations. Un "simulateur de calcul préalable du coût de la recharge" devrait être également mis en place, selon Bercy. On ne connaît pas encore de date précise pour ces mesures mais cela devrait être d'ici la fin de l'année 2025.
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