La Corée du Sud rejoint Horizon Europe
De nouvelles opportunités pour les chercheurs et les entreprises, de la conduite autonome au recyclage des batteries.
À partir d'aujourd'hui, les chercheurs et les organisations de la Corée du Sud pourront participer à diverses sections du programme Horizon Europe dans les mêmes conditions que les pays membres de l'UE.
La République de Corée est en effet devenue le premier pays asiatique à s'associer officiellement au plus grand programme de recherche et d'innovation jamais financé par l'Union Européenne (93,5 milliards d'euros pour la période 2021-2027), un jalon annoncé personnellement par Ursula von der Leyen sur LinkedIn.
Cet accord ouvre de nouvelles perspectives, notamment pour le secteur automobile, qui pourrait bénéficier d'importantes opportunités de collaboration et d'innovation.
Une porte qui s'ouvre
Bien que l'annonce de la présidente de la Commission européenne ne mentionne pas explicitement l'automobile ou les matières premières, l'accès de la Corée du Sud à Horizon Europe ouvre la voie à des collaborations et des financements également dans ces domaines.
Parmi les connexions potentielles figurent, par exemple, les projets pour le développement de véhicules électriques, la conduite autonome et le recyclage des batteries et composants. La collaboration internationale pourrait s'étendre aux matières premières critiques, dans le but d'améliorer la chaîne d'approvisionnement et de diversifier les sources.
Un exemple pré-accord
Avant que la Corée du Sud ne soit officiellement associée à Horizon Europe, il convient de rappeler que certains de ses chercheurs et instituts pouvaient tout de même participer à certains projets, bien que de manière limitée. Parmi eux, on peut citer, par exemple, MORAI, une startup coréenne spécialisée dans les plateformes de simulation et les jumeaux numériques pour la conduite autonome.
Ce projet, lancé l'année dernière, se terminera le 30 juin 2027 et implique 17 institutions de recherche internationales sous le titre : "Développement d'un système virtualisé de conduite autonome coopérative pour le soutien des passagers et des opérateurs, visant à promouvoir un écosystème entièrement autonome".
Plus concrètement, MORAI a créé, jusqu'à présent, une plateforme de simulation utilisée par des entreprises comme Hyundai pour tester la conduite autonome sans avoir à mettre les voitures sur la route ; elle a collaboré avec des organismes comme TÜV SÜD pour rendre ces tests fiables également au niveau réglementaire et aide à former de nouveaux talents dans le domaine de la mobilité autonome.
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