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Bras de fer Europe-Chine sur les aides aux voitures électriques "made in UE"

La préoccupation de Pékin est que les nouvelles règles européennes (encore à approuver) discriminent les investisseurs chinois.

Bras de fer Europe-Chine sur les aides aux voitures électriques

La Chine ne l’entend pas de cette oreille. Après l’annonce par la Commission européenne de l’Industrial Accelerator Act (IAA), une proposition de règlement qui, entre autres dispositions, privilégie le « made in UE » pour l’octroi de subventions aux voitures électriques destinées aux marchés publics et aux entreprises, Pékin fait part de son mécontentement.

Selon le quotidien allemand Handelsblatt, le 24 avril, le gouvernement chinois aurait adressé une lettre à Bruxelles en identifiant quatre secteurs stratégiques de croissance qui seraient menacés si l’Union européenne adoptait l’IAA : les batteries, les véhicules zéro émission, les systèmes photovoltaïques et les matières premières critiques.

Du côté de l’Europe politique, deux infractions potentielles sont évoquées : une violation des accords de commerce international et une discrimination à l’encontre des investisseurs chinois, avec pour conséquence de ralentir la transition énergétique sur le Vieux Continent.

BMW Group et Rimac Technology ensemble pour la batterie de l’i7
Photo: BMW

Pékin menace de contre-mesures

La recommandation de la Chine est de supprimer toute exigence liée à la production locale. Et, en cas d’adoption du texte, Pékin menace de prendre des contre-mesures.

Entre-temps, rapporte encore Handelsblatt, Pékin a déjà publié deux instruments juridiques pour contrer les mesures européennes : le premier est le « Règlement n° 834 » sur la sécurité de l’industrie et des chaînes d’approvisionnement, tandis que le second concerne des mesures visant à « lutter contre la juridiction extraterritoriale abusive d’États étrangers ».