Elizabeth Borne, la ministre des Transports, a confirmé une hausse de sept centimes pour le diesel et de quatre centimes pour l'essence.

Comme vous avez dû certainement le constater à la pompe, le prix des carburants n'a cessé d'augmenter ces derniers mois. Le vrai coup dur fût au début de l'année, dès le 1er janvier, avec l'adoption des nouvelles taxes sur les carburants pour 2018. Mais visiblement, le gouvernement ne semble pas rassasié de nouvelles taxes, preuve en est avec cette nouvelle annonce d'Elizabeth Borne, la ministre des Transports au micro de nos confrères de chez BFM. La ministre vient d'annoncer une nouvelle augmentation de la fiscalité sur le carburant dans quelques mois. 

"Le gouvernement a annoncé une trajectoire carbone pour tenir compte de la pollution des carburants fossiles qui a été annoncée, et les taxes vont continuer à augmenter", a-t-elle rappelé.

L'alignement des prix... vers le haut

Les causes sont les mêmes qu'au début de l'année : alignement entre les prix du gazole et du sans-plomb (à la hausse bien évidemment) et taxe carbone encore augmentée. Toujours selon Elizabeth Borne, le projet de loi Finances prévu pour 2019 indique une hausse des taxes de quatre centimes pour le sans-plomb et de sept centimes pour le gazole. Le diesel est une nouvelle fois dans la cible du gouvernement, même si les ventes de voitures diesel ont très largement chuté en France. Cela dit, le gazole reste bien évidemment le carburant le plus consommé dans l'Hexagone après des années de "publicité" de la part du législateur.

Le diesel devrait ainsi passer durablement à plus de 1,50 euros le litre. De ce fait, il deviendra de plus en plus compliqué pour les particuliers de rentabiliser l'achat d'un véhicule diesel, qui coûte en moyenne 2000 à 3000 euros plus cher qu'un modèle équivalent en essence. Au dernier relevé réalisé par le ministère de la Transition écologique, les prix du diesel s'affichaient en moyenne, en France, à environ 1,48 euros le litre. Concernant le sans-plomb 95, ce dernier s'affiche à 1,56 euros. À la même période, en 2017, ces derniers s'affichaient respectivement à 1,22 euros et 1,37 euros.

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Selon l'Insee, la dépense annuelle de carburant par foyer est aujourd'hui de 1700 euros. D'ici à 2022, toutes ces augmentations de taxes devraient engendrer un coût supplémentaire de 240 euros par an, voire même de 370 euros si le foyer réalise plus de 20'000 kilomètres par an, explique nos confrères de chez RTL.

Les entreprises bientôt concernées ?

Autre mauvaise nouvelle, mais pour les entreprises cette fois-ci, François de Rugy, le nouveau ministre de la Transition écologique, devrait annoncé d'ici quelques jours la fin des avantages fiscaux concernant le diesel pour les entreprises industrielles. Toutes ces précisions seront apportées lundi, à l'occasion de la présentation au conseil des ministres du projet de la loi Finances 2019. Nous devrions ainsi apprendre la fin du taux réduit de TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) pour le diesel non routier. Les perdants seraient les entreprises du BTP qui profitent aujourd'hui d'un taux réduit. Les poids lourds, les taxis, les agriculteurs ou encore l'industrie ferroviaire seraient, pour le moment, épargnés.

Envoyer sa facture à Emmanuel Macron ?

Suite à ces hausses répétées, certaines associations commencent à gronder, dont notamment 40 millions d'automobilistes qui a décidé de dénoncer ces nouvelles augmentations en proposant aux conducteurs d'envoyer leur facture de carburant à Emmanuel Macron, le président de la République, comme l'annonce le Parisien. Les intéressés sont invités à remplir leurs coordonnées sur le site internet coupdepompe.com dans un premier temps, conserver leur ticket de paiement après un plein de carburant, et ensuite télécharger la lettre destinée à accompagner ce ticket de caisse. Somme toute, c'est aussi simple que de trouver un travail en traversant la rue.