Essai Peugeot 308 GT 225 - Elle passe à l'automatique

Les nouvelles normes Euro 6.c, applicables depuis septembre 2017, sont de plus en plus sévères : elles imposent désormais que les émissions d'oxyde d'azote (NOx) des moteurs en conditions réelles de fonctionnement ne dépassent pas plus de 2,1 fois celles relevées durant les tests sur banc d'essais : le Groupe PSA a pris de l'avance, en se restreignant au coefficient de 1,5 qui ne sera obligatoire qu’en 2020.

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C'est ainsi qu'est née l'été dernier toute une famille de nouvelles motorisations, ou plutôt une évolution des groupes moto-propulseurs existants : nous y retrouvons de nouvelles versions du 1,2 litre PureTech de 130 chevaux, le nouveau 1,5 litre BlueHDi de 130 chevaux, ou encore le 2,0 litres BlueHDi de 180 chevaux. Proposé depuis une douzaine d'années au catalogue du constructeur français, le célèbre 1,6 litre THP évoluera également cette année tout en changeant d'appellation, avec l'arrivée du nouveau 1,6 litre PureTech de 225 chevaux, que nous avons pu essayer sur une Peugeot 308 GT avant sa commercialisation prévue en avril 2018. Celle-ci se dote par la même occasion de la nouvelle boîte automatique EAT8 à huit rapports, en remplacement du 1.6 THP 205 chevaux et sa boîte mécanique à six rapports.

Un look toujours aussi sobre et sportif

C'est très certainement l'une des raisons du succès de la nouvelle Peugeot 308 depuis son lancement en 2013 : son design conçu par les équipes du Style Peugeot, à la fois sobre et sportif, n'a pas pris une ride. Cela n'a pas empêché le constructeur au lion de lui offrir un léger lifting l'été dernier, avec l'arrivée d'une nouvelle face avant plus agressive et statutaire.

Outre ses badges spécifiques, la finition GT que nous essayons aujourd'hui se distingue du reste de la gamme par un bouclier avant doté de larges prises d'air, d'un jonc inférieur peint en noir et d'une calandre dotée de multiples facettes chromées, façon damiers. Nous y retrouvons également à l'arrière une jupe spécifique embarquant une double canule d'échappement chromée, malheureusement factice, sans oublier des jupes latérales ainsi que des jantes alliage diamantées spécifiques de 18 pouces. Le tout offre à la 308 une allure discrètement sportive, sans verser dans l'excès.

Essai Peugeot 308 GT 2018

Une architecture intérieure inédite avec l'i-Cockpit

À bord, la même philosophie est de rigueur, avec une planche de bord épurée composée d'un écran tactile de 8 pouces, qui offre de nombreuses fonctionnalités dont la compatibilité avec Apple CarPlay et Android Auto, ainsi qu'un combiné surélevé dont la lecture s'effectue au dessus du petit volant compact, au plus près de la route. Ce poste de conduite, que Peugeot a baptisé i-Cockpit, offre une expérience de conduite inédite sur le marché, qui a fait l'unanimité auprès des propriétaires de 208, 2008, 308, 3008 et 5008 depuis désormais plus de 6 ans.

Sur la finition GT que nous avons pu prendre en mains, cet intérieur s'agrémente de surpiqûres rouges que l'on retrouve sur la sellerie, le volant sport à méplat ou les panneaux de porte, d'un ciel de toit de couleur anthracite, de seuils de portes, d'un pédalier et d'un repose pied en aluminium, ou encore de sièges dotés d'un garnissage bi-matière mêlant le TEP à l'Alcantara.

Sur la console centrale, trône la nouvelle commande électrique de la boîte automatique EAT8, seule transmission désormais proposée sur la version essence de la 308 GT. Développée en collaboration avec l'équipementier japonais Aisin et dédiée aux motorisations Euro 6.c, cette nouvelle boîte automatique EAT8 équipe également les 1.5 BlueHDi 130 et 2.0 BlueHDi 180 chevaux, ainsi que le 1.2 PureTech de 130 chevaux. Au programme : un gain de consommation allant jusqu'à 7 % par rapport à la précédente EAT6, grâce à deux rapports supplémentaires, une économie de 2 kg sur la balance, ainsi qu'à un mode "roues libres" intelligent qui permet de désaccoupler la boîte lors de certaines situations d'éco-conduite.

Essai Peugeot 308 GT 2018

Un agrément de conduite optimisé

Non loin de là, se trouve un nouveau bouton permettant de sélectionner son mode de conduite, entre trois choix possibles : Eco, Normal ou Sport. Ce dernier permet de révéler tout le caractère de la voiture, avec une réponse moteur plus sportive, une direction raffermie, une gestion des lois de passages de rapports revue, sans oublier une sonorité moteur amplifiée : dommage que celle-ci soit toujours artificielle et non déconnectable, gâchant quelque peu le plaisir d'un véhicule à vocation dynamique.

Sous le capot, le 1.6 THP évolue en 1.6 PureTech et s'offre 20 chevaux et 15 Nm de couple supplémentaires, soit un total de 225 chevaux et 300 Nm de couple. Loin d'être une simple cartographie reprogrammée, cette nouvelle version est le fruit d'un travail portant sur l'admission, avec un nouvel échangeur et un turbo doté d'une nouvelle wastegate, mais également sur l'échappement, revu pour offrir plus de puissance et une meilleure sonorité tout en embarquant un nouveau catalyseur ainsi qu'un filtre à particules pour maîtriser ses émissions polluantes. Les rejets culminent désormais à 132 g/km de CO2, soit un malus de "seulement" 410 € selon le nouveau barème plus sévère de 2018.

Sur la route, nous retrouvons tout le caractère de la 308 GT essence, avec une tenue de route et une agilité exemplaires, dignes du fameux toucher de route Peugeot, et des performances en légère hausse avec un 0 à 100 km/h avalé en 7,4 secondes. Par rapport à la précédente version THP 205 chevaux, le nouveau PureTech 225 chevaux apporte une évolution subtile mais assez remarquable, avec des accélérations plus vives et une plage de fonctionnement plus large : la puissance est disponible plus tôt, et le moteur offre une meilleure allonge à haut régime, avec un caractère assez rageur à l'approche de la zone rouge. Quant à la boîte automatique EAT8 qui équipe désormais par défaut cette version, elle s'est avérée bien étagée et agréable à l'utilisation, avec une bonne réactivité que ce soit en mode automatique ou manuel, grâce aux palettes au volant. Les passages de rapports s'enchaînent de manière rapide et tout en douceur, quel que soit le rythme imposé par votre conduite. Cette association moteur et boîte semble alors parfaitement en phase avec la philosophie du modèle, nous permettant d'avaler les kilomètres confortablement sans pour autant faire l'impasse sur la puissance et le dynamisme.

Essai Peugeot 308 GT 2018

En conclusion

Peugeot a su répondre avec brio à l'arrivée de nouvelles normes Euro 6.c encore plus sévères, en mettant à jour l'offre des groupes motopropulseurs de sa 308, désormais plus sobres mais sans pour autant perdre en agrément. Cette version 1.6 PureTech 225 chevaux offre un excellent compromis entre les performances et le confort, notamment avec sa nouvelle boîte EAT8 fluide et réactive.

Notre prise en mains assez courte ne nous a pas permis de mesurer avec rigueur sa consommation, mais Peugeot annonce une moyenne de 5,7 litres aux 100 km, pour des émissions de 132 g/km de CO2, entraînant un malus de 410 €.

Niveau budget, il vous faudra compter à partir de 20'650 € pour une Peugeot 308 Access équipée du 1.2 PureTech de 110 chevaux avec boîte mécanique BVM6. Notre modèle d'essai, une Peugeot 308 GT équipée du 1.6 PureTech de 225 chevaux avec boîte automatique EAT8, est affichée à partir de 34'650 €, hors options.

Photos : Tran Ha / Motor1.com

Essai Peugeot 308 GT 2018

 

Points positifs Points négatifs
Agrément moteur/boîte Sonorité artificielle en mode Sport
Comportement et tenue de route Confort un peu ferme aux places arrière
Niveau d'équipement riche Quelques lacunes d'ergonomie de l'écran tactile

 

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