Macron dit que c'est une "connerie". Edouard Philippe serait prêt à des aménagements.

On n'a pas fini d'entendre parler des 80 km/h. Cette limitation de vitesse devenue obligatoire depuis le 1er juillet dernier sur les routes secondaires continue de faire polémique, d'ailleurs au sein même du gouvernement, et s'invite depuis quelques jours au coeur du fameux Grand Débat.

À tel point que le Premier ministre, ce lundi 28 janvier 2019, à l'occasion de la publication des chiffres de la Sécurité Routière pour l'année 2018 et d'un déplacement à Coubert dans un centre qui s'occupe des polytraumatisés, devrait annoncer la possibilité d'aménagements autour de cette limitation des 80 km/h sur les routes de France. Ce qui ne veut pas dire un retour aux 90 km/h partout. Mais que, route par route, le réseau secondaire français sera passé au crible pour éventuellement repasser certains tronçons à la limitation de vitesse précédente. 90 km/h.

Pour cela, une concertation avec les présidents de départements va être lancée, afin que ceux-ci puissent avoir d'avantage de droits s'il faut repasser une route à 90 km/h au lieu de 80 km/h.

"Je n'y suis pour rien dans cette affaire, c'est le Premier ministre, et c'était une connerie. D'ailleurs cette mesure n'était pas dans mon programme". Emmanuel Macron

La mesure des 80 km/h est très impopulaire en France de manière générale, comme au sein des Gilets Jaunes, et que de nombreux radars en ont fait les frais ces dernières semaines. Et au sommet de l'État, on a bien compris que pour apaiser les tensions du moment, ce serait effectivement un bon levier. À l'image d'Emmanuel Macron qui a expliqué il y a quelques jours qu'il "n'y est pour rien dans cette affaire, c'est le Premier ministre, et c'était une connerie" lors de son entretien avec Laurent Wauquiez, à la tête des Républicains. Et de rajouter : "D'ailleurs cette mesure n'était pas dans mon programme".