Koenigsegg n'a aucune pitié lorsqu'il s'agit de tester la résistance de ses voitures.

Avant de commercialiser un véhicule, il est important pour un constructeur de l'éprouver en imaginant toutes sortes de situations. Les "grands" constructeurs publient régulièrement des vidéos montrant leurs voitures en train d'être testées en condition réelle. Nous avons l'habitude de voir ces images, cela ne nous choque pas, mais c'est une tout autre histoire lorsque Koenigsegg montre la façon dont ses hypercars à plusieurs millions d'euros sont expérimentées. 

Koenigsegg Crash Test
Koenigsegg Crash Test

Christian von Koenigsegg (patron de Koenigsegg) et David Tugas (responsable homologation) expliquent le processus de développement de leurs voitures. Le prototype utilisé lors de cette vidéo est une Regera, qui est maltraitée par les salariés du constructeur afin de tester sa résistance. On la voit franchir des dos-d’ânes à haute vitesse, tomber dans un trou, percuter un pneu et subir toutes sortes de collisions possibles et imaginables. Christian von Koenigsegg explique que 16 véhicules sont crash-testés chaque année. Cela peut sembler insignifiant, mais il faut garder en tête que Koenigsegg est un "petit" constructeur qui ne produit qu'une vingtaine de voitures par an. 

Le processus d'homologation coûte donc beaucoup d'argent à la marque, qui est obligée d'être créative pour réduire ses coûts. Ainsi, Christian von Koenigsegg explique n'utiliser qu'un seul et même châssis monocoque en fibre de carbone pour les 16 véhicules de développement annuel. C'est la pièce maîtresse qui coûte le plus d'argent. Par la suite, Koenigsegg ajoute les panneaux de carrosserie qui sont testés, amochées puis remplacés. 

La Koenigsegg Regera coûte un peu moins de deux millions d'euros. Lorsqu'on la voit dans cette vidéo en train de se faire massacrer par des coups de marteau, cela fait particulièrement mal au cœur : âme sensible, s'abstenir donc !

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Galerie: Crash test Koenigsegg