Un retour en arrière pour favoriser le commerce...

Alors que la Californie et 16 autres États ont décidé de porter plainte contre l'administration Trump pour lutter contre l'assouplissement des normes d'émissions polluantes, le Président américain a contre-attaqué, plusieurs mois plus tard, en décidant de révoquer purement et simplement le pouvoir qu'avait la Californie de fixer elle-même ses standards en matière de pollution, ce qui en faisait un des États les plus responsables sur le plan écologique.

La plainte portée par 17 États visait à contrer l'abandon des normes fixées par l'administration Obama, qui prévoyaient de descendre la consommation moyenne des véhicules d'une marque à 4,32 l/100 km à l'horizon 2025, ou plus précisément allonger l'autonomie moyenne des véhicules à 54,5 miles par gallon de carburant, étant donné que les mesures s'appliquent de cette manière aux États-Unis.

"L'Administration Trump révoque l'exemption fédérale de la Californie sur les émissions de manière à produire des voitures bien moins chères pour les clients, tout en faisant dans le même temps des voitures plus sûres", a déclaré le chef d'État sur le réseau social. "Cela mènera à plus de production du fait de ce prix et de l'avantage sur le plan de la sécurité, et aussi parce que les vieilles voitures très polluantes seront remplacées par de nouvelles voitures extrêmement positives pour l'environnement."

"Il y aura peu de différence dans les émissions entre le standard de Californie et le nouveau standard américain, mais les voitures seront plus sûres et bien moins chères. Bien plus de voitures seront produites sous un standard nouveau et uni, ce qui signifie plus d'emplois, d'emplois, d'emplois (sic) ! Les constructeurs devraient saisir cette opportunité car sans cette alternative à la Californie, ils seraient poussés à la faillite."

 

Cette annonce intervient quelques jours avant le sommet pour le climat organisé par l'ONU, qui se tiendra dès samedi à New York, et alors que deux grosses "grèves pour le climat" sont prévues dans le monde entier les vendredi 20 et 27 septembre. Mais la Californie semble décider à mener cette guerre lancée par Trump, comme l'a déclaré son gouverneur, Gavin Newsom : "La Californie n'attendra jamais la permission de Washington pour protéger la santé et la sécurité des enfants et des familles."

Suite à l'annulation par l'Agence de protection de l'environnement (EPA) des normes fixées par l'administration Obama, la Californie voulait justement lutter pour son droit de conserver ses seuils, plus stricts, et plusieurs constructeurs avaient même demandé à Trump d'imposer des normes écologiques. Malheureusement, cette fronde climatique se heurte une nouvelle fois à une administration Trump déterminée à privilégier l'économie, simplement pour pouvoir se vanter, comme il le fait presque chaque jour sur Twitter, d'être "le meilleur président de l'Histoire des États-Unis".