Trump veut contrôler les lieux de fabrication des voitures
L'administration Trump veut un contrôle total !
La mainmise de Donald Trump sur l'automobile est de plus en plus importante aux États-Unis, où sa volonté de privilégier une production florissante et l'essor du commerce se fait au détriment de lois déjà votées, de plaintes déposées par certains États, et du conseil de plusieurs constructeurs. Mais pour s'assurer que son pays soit le plus grand bénéficiaire de son industrie automobile, la Maison Blanche et l'administration Trump sont prêtes à vouloir un contrôle qui dépasse largement le cadre normal.
L'objectif est, pour le président et son administration, de contrôler la fabrication et la circulation des pièces et des voitures dans le cadre du traité de libre-échange Nord-Américain (NAFTA) et ainsi pouvoir administrer les règles de production pour les entreprises du secteur de l'automobile. L'accord regroupant les USA, le Canada et le Mexique doit encore être approuvé par le Congrès, mais la Maison Blanche veut clairement que les nouvelles règles de production soient bénéfique aux États-Unis.
Néanmoins, plusieurs voix s'élèvent déjà à ce sujet et appellent à la prudence, notamment la Commission des échanges internationaux, ainsi que les sénateurs en charge de cette loi, et bien sûr les entreprises. Selon eux, des règles trop strictes à ce sujet résulteraient en une hausse des prix et une baisse des ventes, ce que veut éviter Trump sur un autre dossier, celui des émissions polluantes. Mais sous cette volonté se cache surtout l'envie de Trump de sanctionner les marques faisant passer leur chaîne de distribution par la Chine.
Le risque d'un ralentissement de la production et d'une variation des tarifs liés à une production réalisée uniquement sur le sol américain s'est déjà concrétisé sur le plan des métaux et de l'aluminium, après que Donald Trump a imposé des taxes sur ces produits, ce qui a mis un coup d'arrêt à une production devenue trop onéreuse. La Commission des échanges essaie de négocier pour qu'une telle loi, si elle venait à être votée au sein du NAFTA, ne puisse pas être appliquée avant cinq ans, laissant aux constructeurs le temps de s'organiser.
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