Un improbable hybride entre citadine et avion !

Lors des enchères Barrett-Jackson de janvier 2020, un modèle promet de se démarquer du reste des lots mis en vente, puisqu'il s'agit d'une Taylor Aerocar de 1954. Comme son nom l'indique, il s'agit tout simplement d'une voiture volante, et en l'occurrence, c'est l'un des cinq modèles fabriqués par l'ingénieur aéronautique dénommé Moulton Taylor, qui a donné son nom à sa création. Elle se caractérise notamment par ses ailes et sa queue détachables et transportables comme une remorque.

Le véhicule est certifié par la FAA, l'administration aéronautique fédérale des États-Unis, et peut donc voler sans restrictions supplémentaires que celles imposées à tous les aéronefs au pays de l'Oncle Sam. Elle cumule un peu moins de 25'000 kilomètres sur route et affiche 781 heures de vol. Elle est fournie avec une remorque de près de trois mètres de long qui permet d'installer les équipements de vol, que l'on peut ensuite fixer à la voiture en approximativement une heure. 

Galerie: Une Taylor Aerocar de 1954 en vente

La voiture peut également être utilisée comme une petite citadine à deux places pour les personnes qui décident de laisser les pièces de l'avion au garage. Elle dispose d'une autonomie d'environ 480 kilomètres dans les airs et peut voler à une vitesse d'environ 160 km/h. Elle dispose d'un moteur quatre cylindres à plat de 5.2 litres, monté à l'arrière, qui développe 150 chevaux et fonctionne avec une boîte de vitesses manuelle à trois rapports. En vol, elle reçoit l'aide d'un propulseur à deux hélices de 1.93 mètres de diamètre.

La rareté de cet engin pourrait lui permettre d'être convoité lors de ces enchères, même si ses standards de sécurité semblent plutôt relatifs, que ce soit en termes de vol ou sur route. Aucun prix de réserve n'a été fixé, mais il n'est pas impossible que cette Aerocar s'arrache à un bon prix, plus pour son côté exotique que pour son aspect pratique.