Dans une interview, le responsable de la recherche et développement affirme les ambitions de la marque pour le thermique.

Tous les constructeurs se lancent dans la course à l'électrique mais il y en a un qui n'y croit pas vraiment. C'est BMW. Malgré le fait que le constructeur commercialise deux véhicules électriques, les BMW i3 et i8, et qu'il prépare une flopée de nouveautés, celui-ci ne croit pas tellement aux voitures électriques à batterie. 

Pour quelles raisons ? 

Tout d'abord, les voitures électriques coûtent plus cher à fabriquer à cause des matières premières contenues dans les batteries. Le constructeur de Munich pense que cela ne changera pas, bien au contraire selon Klaus Froehlich, responsable de la Recherche & Développement chez BMW. Dans une longue interview accordée à Automotive News, il explique que les prix de ces matières premières pourraient augmenter au fur et à mesure que la demande croît. 

Le coût de fabrication des véhicules électriques est le premier point, mais il y a un second écueil tout aussi important : la recharge et l'autonomie. Klaus Froehlich explique que les constructeurs ne sont pas en mesure de proposer des voitures avec un temps de recharge comparable à celui des voitures thermiques, pour la bonne et simple raison qu'une recharge trop rapide peut user la batterie en seulement quelques années (deux ou trois ans selon lui). Au lieu de ça, BMW croit dur comme fer aux voitures à pile à combustible. Ces voitures sont électriques, mais à la place d'une batterie lithium-ion, elles possèdent une pile à combustible capable de transformer l'hydrogène en électricité. Cette technologie est plus onéreuse, mais BMW estime que les coûts seront réduits grâce au développement de la seconde génération de véhicules à pile à combustible. 

Le thermique a de l'avenir

BMW a fait le choix de ne pas abandonner les moteurs à combustion et de les mettre simplement à jour au fur et à mesure des réglementations. Cela coûte forcément de l'argent au constructeur, qui a décidé de rationaliser son offre en commençant par supprimer deux moteurs, le 1,5 litre trois cylindres ainsi que le six cylindres de 400 ch couplé à quatre turbos. Les autres blocs seront maintenus en vie explique Klaus Froehlich, pendant 20 ans pour les diesel et jusqu'à 30 ans pour les essence. Bien entendu, les 'gros moteurs' comme les V12 et V8 n'animeront plus les futures BMW car leur mise en conformité coûte beaucoup d'argent. Le V8 devrait in fine être remplacé par un six cylindres hybride rechargeable de 600 ch. Quant au V12, sa carrière s'arrêtera sans qu'il ne soit véritablement remplacé.

Source: Automotive News