Démagogie : nom féminin - Action de flatter les aspirations à la facilité et les passions des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou pour accroître sa popularité. 

Si la démagogie fait partie intégrante de la vie politique, bien que les hommes et femmes politiques s'en défendent la plupart du temps, en temps de campagne électorale, elle revient plus que jamais au galop. Et même chez les candidats qui n'en sont pas, ou du moins pas encore ! Vous aurez sans doute reconnu Éric Zemmour qui n'est pas encore déclaré comme candidat pour les élections présidentielles de 2022, mais qui enchaîne les interventions radio et TV, et les phrases "chocs". Et la dernière en date s'adresse directement aux automobilistes. 

Invité de l'émission "Le Grand Jury" sur LCI ce dimanche 24 octobre, l'essayiste, qui se situe plutôt à la droite de la droite, pour ne pas parler d'extrême-droite, a exposé son opinion sur la sécurité routière. Et a proposé de supprimer purement et simplement le permis à points. Celui-ci servirait, de son point de vue, seulement à rapporter de l'argent à l'État. Et de rajouter que le permis est un "racket organisé de l'État", et qu'il ne fait qu'"emmerder les Français". 

"Il faut supprimer le permis à points. Le stage de récupération de points, qui coûte en moyenne 300 euros, est non seulement infantilisant mais il est aussi un racket organisé par l'État".

Pour expliquer cette décision, il a pris l'exemple de pays "comme la Suisse, la Suède, la Finlande, qui n'ont pas de permis à points, mais moins d'accidents que nous et de morts sur les routes"

Éric Zemmour est également revenu sur l'une des mesures les plus décriées du quinquennat Macron, qui est le passage de 90 à 80 km/h. Et là aussi de prendre le contre-pied en annonçant qu'il "remettrait 90 sur les routes nationales". Et d'ajouter que les "limitations de vitesse sur autoroute sont inutiles". 

Des phrases chocs qui résonneront pour certains, et qui assurent au polémiste une fois de plus de faire le buzz , sans pour autant asseoir ses propos sur des données factuelles, ou juste en se comparant à des pays qui sont difficilement comparables, en nombre d'automobilistes, en infrastructures ou en mentalité. Voilà en tout cas pour le candidat non déclaré de quoi essayer se mettre une partie des automobilistes dans la poche. On aurait aimé tant qu'à faire l'entendre sur la question la plus brûlante du moment, qui concerne la flambée des prix des carburants. Peut-être un peu trop chaud comme sujet pour un candidat en devenir...