Ils aimeraient avoir un rôle à jouer à ce sujet.

La sécurité routière a fait de la vitesse son cheval de bataille, avec l'abaissement à venir de la limitation de vitesse sur les routes à double sens dépourvues de séparateur central, qui seront passées à 80 km/h début juillet. Néanmoins, d'autres facteurs responsables d'accidents et de décès sont totalement oubliés par les campagnes de lutte contre les dangers de la route.

La santé intrinsèque des patients avant un accident pose évidemment des questions, notamment lorsque l'on sait qu'un accident mortel sur trois, sur autoroute, est dû à l'endormissement du conducteur. Cette fatigue peut être causée par un simple manque de sommeil, mais aussi par un traitement que prend l'automobiliste en question.

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L'âge des conducteurs est également un facteur déterminant. Si la tranche de la population la plus touchée par les accidents mortels est toujours celle des conducteurs les plus nombreux, entre 18 et 64 ans, les jeunes conducteurs sont hélas très touchés, en proportion du nombre d'entre eux ayant leur permis de conduire. Cela est notamment dû à une maîtrise du véhicule, mais aussi à utilisation régulière du téléphone au volant.

Les conducteurs de plus de 75 ans sont également concernés par les accidents mortels, non pas en raison de leur inconscience ou des risques pris par simple manque d'expérience, mais plutôt parce qu'une santé déclinante est souvent la cause de manque de concentration, de réflexes, ou de bon jugement.

Les derniers chiffres de la sécurité routière:

Ainsi, un rapport montre que 77% des médecins généralistes estiment avor un rôle à jouer dans la sécurité routière, en s'occupant de la santé des usagers de la route. Ils sont même 42% à penser que leur responsabilité pourrait être engagée si un accident est causé par une pathologie ou un traitement susceptible d'altérer la capacité de leur patient à conduire.

En revanche, il est difficile pour eux de se sentir légitimes pour déconseiller voire interdire à leurs patients de conduire. Ils sont 71% à ne pas se sentir légitimes pour interdire définitivement la conduite à un senior. Dans l'ensemble, les médecins généralistes aimeraient être plus au fait de la sécurité routière puisque 54% d'entre eux jugent ne pas être assez formés à ce sujet.