Il se sent impuissant et peu soutenu

C'est la surprise politique du jour : Nicolas Hulot a démissionné de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire. Invité de France Inter ce matin, il a admis qu'il ne se sentait plus soutenu dans ses actions par le Premier ministre et le Président de la République. Se plaignant de ne pas avoir de pouvoir, il a évoqué une pression des résultats à court terme qui complique sa tâche, soulignant toutefois que la ministre des Transports, Elisabeth Borne, est l'une des rares à le soutenir.

Lire aussi

C'est un Nicolas Hulot pessimiste et résigné qui est apparu à la radio : "La planète est en train de devenir une étuve, nos ressources naturelles s'épuisent, la biodiversité fond comme la neige au soleil, et ce n'est pas toujours appréhendé comme un enjeu prioritaire. On s'évertue à entretenir un modèle économique qui est la cause de tous ces désordres." La coupe est pleine et Hulot tire donc un trait sur son poste, non sans avoir apporté plusieurs évolutions et nouveautés au paysage automobile français depuis un peu plus d'un an, qui est l'un des rares secteurs dans lesquels il semble avoir eu un peu plus de marge de manœuvre, là où il explique avoir été pieds et poings liés sur d'autres sujets.

 

Au niveau de l'automobile, son cheval de bataille a été la voiture électrique, vers laquelle il a voulu amorcer une transition, mais aussi l'hydrogène, pour lequel il avait annoncé un plan visant à débloquer 100 millions d'euros, alors qu'on ne compte que 20 bornes de recharge en France. Il a également instauré une généralisation de la prime à la conversion et de nouvelles taxes.

Celles-ci étaient notamment destinées à punir les véhicules les plus polluants et se manifestaient sous forme d'un malus important pour les véhicules rejetant le plus de CO2, tandis que le bonus des véhicules les plus propres a fondu. Enfin, il a annoncé vouloir "la fin de la vente des voiture diesel et essence à l'horizon 2040", à l'image de ce qui se veut aussi en Grande-Bretagne. Reste à savoir qui le remplacera et quelles seront les nouvelles normes instaurées au niveau de l'automobile.