Le constructeur au losange se pose des questions.

Face à la domination de plus en plus impitoyable des SUV, les monospaces agonisent. Le Scénic, lui, tente de sauver sa peau en singeant ses bourreaux, avec par exemple des jantes de 20 pouces et une garde au sol importante pour un véhicule de cette catégorie. Mais imiter ses adversaires, n'est-ce pas déjà avoir admis sa défaite et accepté sa mise à mort prochaine ?

Le constructeur au losange se demande en tout cas ce qu'il va faire de ce modèle, passé du statut de star à celui de quasi-boulet en quelques années. Faut-il lui préparer un remplaçant pour 2022 ou 2023 ? Et si oui, à quoi doit ressembler ce nouveau modèle ? À un vrai monospace, ou à quelque chose s'apparentant encore un peu plus à un SUV ?

La réflexion est ouverte, et aucune option ne semble se dégager à ce stade. "Aujourd'hui, nous sommes satisfaits de ce que nous faisons avec le Scénic, mais le segment évolue d'année en année", explique Thierry Bolloré, directeur général adjoint du groupe Renault. "Pour l'instant, nous répondons toujours aux besoins de nos clients".

Jean-Christophe Kugler, le directeur de Renault Europe, estime que ce modèle peut encore compter sur un vrai noyau dur d'amateurs. Les ventes se maintiennent il est vrai à des niveaux corrects, mais la tendance est indéniablement à la baisse. Les volumes annuels sont en effet passés de près de 320'000 exemplaires en 2004 à environ 105'000 aujourd'hui.

Source : Autocar

 

Galerie: Renault Grand Scenic 2016