Difficile d'apporter une réponse claire...

Bien qu'il ait significativement réduit la voilure ces dernières années, le constructeur Fiat est un des rares généralistes à être encore présent sur le marché des cabriolets. Il y propose la 124 Spider, une voiture profitant du châssis de la Mazda MX-5 mais doté de moteurs spécifiques.

Dans un entretien en marge du salon de Genève, François Olivier, le patron de Fiat, a bien voulu évoquer la situation de ce modèle. "Je pense qu'elle se trouve sur un marché de niche", a-t-il rappelé en préambule, avant d'ajouter : “La 124 marche bien… C'est la deuxième meilleure vente de sa catégorie en Europe, derrière la MX-5. D’un côté, c’est vraiment bien. C’est plus que la BMW Z4, c'est bien si l'on s'en tient au classement. Par contre, ça ne représente pas beaucoup de voitures".

Trois ans après le lancement de la voiture, le bilan paraît donc mitigé. Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais. La 124 n'a pas été un gouffre financier, mais uniquement grâce au partenariat avec Mazda, tient à souligner François Olivier. Une façon de présenter les choses qui suggère que le cabriolet italien disparaîtrait certainement si Mazda venait un jour à rompre ses liens avec Fiat. En attendant, il "génère des bénéfices et apporte de la fraîcheur", rappelle François Olivier, qui ne semble pas forcément défavorable à l'idée d'un renouvellement un jour ou l'autre, toujours avec l'aide d'un partenaire.

L'année dernière, la 124 Spider a été écoulée à 7698 exemplaires en Europe, une performance quasiment équivalente à celle de l'année précédente (7831 exemplaires). À titre de comparaison, Mazda a vendu 13'703 MX-5 sur le Vieux Continent en 2018.

Sources : Autocar, Top Gear

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