C'est en tout cas ce que désire le nouveau patron de Daimler, Ola Källenius.

D'ici quelques semaines, un nouveau chapitre va s'ouvrir du côté de chez Daimler. En effet, l'emblématique Dieter Zetsche sera remplacé par Ola Källenius à la tête du groupe germanique. Même si Daimler se porte plutôt encore bien au niveau des ventes, il va y avoir du chantier pour Ola Källenius, qui va devoir pérenniser économiquement le groupe en vue de la transition énergétique en cours. Un travail qui a déjà bien débuté sous l'ère Zetsche, mais qui devra être encore approfondi, d'autant plus que les échéances en matière de réduction d'émissions de CO2 sont proches. Et Mercedes n'est pas particulièrement bien placé.

Au-delà de ça, Ola Källenius prévoit également un vaste plan économique et souhaite économiser jusqu'à six milliards d'euros pour Mercedes, et jusqu'à deux milliards d'euros pour la division poids-lourds. Bien évidemment il va falloir trancher dans le vif, et l'une des premières décisions que pourrait prendre le nouveau dirigeant serait de couper le partenariat qui lie Daimler avec l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Un travail qui avait d'ores et déjà plus ou moins débuté sous Dieter Zetsche avec la fin du partenariat entre Renault et Smart concernant le partage de la plateforme. La prochaine Smart sera fabriquée en collaboration avec le chinois Geely. Néanmoins, Daimler reste étroitement lié à l'Alliance sur de nombreux projets. On peut par exemple citer l'accord concernant certains petits moteurs, notamment sur la Classe A et la Renault Clio, le pick-up Classe X qui bénéficie de quelques éléments issus du Nissan Navarra ou encore le Mercedes Citan, version plus haut de gamme du Renault Kangoo.

Le partenariat entre l'Alliance et Daimler ne serait pas uniquement sur la sellette puisqu'environ 10'000 emplois pourraient être menacés comme le rapporte le média allemand Manager Magazin. Cela ferait suite à l'annonce de Daimler en février dernier, selon laquelle des économies de coûts sont prévues, les bénéfices étant affectés par le ralentissement général du marché, les conflits commerciaux internationaux et les coûts de développement associés à sa stratégie d'électrification substantielle. Un autre facteur pourrait entrer en jeu, mais qui reste à confirmer officiellement : il y aurait un problème de production majeur dans l’usine Mercedes de Tuscaloosa, en Alabama, où près de 30'000 voitures ont quitté les chaînes avec des systèmes électroniques défectueux. Les problèmes nécessiteraient des solutions coûteuses, entraînant un manque à gagner d’environ deux milliards d’euros.

Sources : Manager Magazin, Autocar

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