Elle est estimée entre 100'000 et 150'000 euros.

Si le concept de coupé-cabriolet a connu beaucoup de succès dans les années 2000, avec notamment la 206 CC, ses origines remontent à une époque bien plus lointaine. Dès les années 30, le Français Georges Paulin s'y intéresse de près et dépose un brevet en 1933. Nommé Éclipse, son système de pavillon articulé et rétractable sous la malle du coffre est adopté le carrossier Pourtout, qui convainc lui-même Peugeot de se l'approprier. Le constructeur de Sochaux le propose d'abord sur la 401 et la 601 avant de lancer en octobre 1935 une 402 elle aussi "Éclipse", modèle qui refait parler de lui aujourd'hui à la faveur d'une vente aux enchères.

1936 Peugeot 402 Éclipse
1936 Peugeot 402 Éclipse

La maison de vente Bonhams est en effet parvenue à dégoter l'une des 36 survivantes officiellement recensées. Datant de 1936, la 402 Éclipse en question est l'une des rares à être dotée du toit électrique qui, dès le millésime suivant, fut remplacé par un système manuel moins complexe. Elle appartient à la famille des 80/E4, versions deux places à empattement de 5 mètres – les experts estiment que seuls trois exemplaires de ce type-là furent produits. Sa proue modifiée par le carrossier niçois Brandone, sans doute à la fin des années 40, la rend tout simplement unique !

Livrée en 1937 puis revendue à plusieurs reprises, cette 402 Eclipse fut stockée dans une grange à partir des années 80, après une restauration inachevée. Elle sortit de l'oubli en 2005 et fut achetée par l'actuel propriétaire en 2007. Celui-ci a retrouvé des pièces manquantes et révisé le moteur.

La voiture se présente aujourd'hui dans un état très moyen (elle est en fait à restaurer) mais n'est pas attaquée par la rouille et, globalement, ne réserve pas de mauvaise surprise selon le propriétaire actuel. Elle est estimée entre 100'000 et 150'000 euros.

Source : Bonhams

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Galerie: 1936 Peugeot 402 Éclipse