Le titre a reculé de plus de 3%.

Véritable coup de tonnerre dans le monde de l'automobile, le rapprochement entre FCA et le Groupe Renault en vue d'une fusion 50-50 a été officialisé hier en début de journée par l'intermédiaire d'un communiqué. Dans la foulée de cette annonce, le groupe PSA a perdu du terrain en bourse pour finalement terminer à -3,25%, soit la plus forte baisse de la journée.

Dans une industrie automobile où les constructeurs n'ont d'autres choix que d'unir leurs forces pour relever les défis à venir, un mariage entre le groupe Renault et FCA créerait un nouveau mastodonte qui, par voie de conséquence, pourrait affaiblir le groupe PSA, l'enfermer un peu plus dans le rôle d'acteur secondaire qu'il occupe aujourd'hui.

Lui-même intéressé par FCA avec que son rival au Losange ne le double dans ce dossier, le groupe de Carlos Tavares a certes grandi depuis le rachat d'Opel, mais il demeure loin des cadors sur l'échiquier mondial : ses 3,87 millions de ventes comptabilisées l'an dernier paraissent bien peu face aux 10,83 millions d'unités du groupe Volkswagen et aux 10,76 millions de Toyota. De leur côté, FCA et Renault deviendrait ensemble le troisième plus gros constructeur mondial, avec environ 8,7 millions de véhicules écoulés chaque année à l'échelle mondiale, loin devant PSA donc. Ils généreraient en outre le quatrième plus gros chiffre d'affaires du marché. 

 
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