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Stellantis confirme un investissement d'un milliard d'euros en France, trois futurs modèles électriques pour Mulhouse

L’annonce a été officialisée ce mardi 2 juin par Antonio Filosa, le président du groupe Stellantis, lors d’un déplacement sur le site alsacien en présence de représentants du gouvernement.

plaque-stellantis

L’information avait déjà circulé, mais elle a désormais été officialisée. Stellantis a annoncé un investissement de plus d’un milliard d’euros en France afin de soutenir le développement de sa nouvelle plateforme technologique STLA One et d’assurer la production, à partir de 2029, de trois futurs modèles Peugeot électrifiés sur son site de Mulhouse (Haut-Rhin). L’annonce a été faite le 2 juin par Antonio Filosa, directeur général du groupe, lors d’un déplacement sur le site alsacien en présence de représentants du gouvernement.

Les trois véhicules concernés appartiendront au segment C, catégorie qui représente environ 30 % du marché automobile européen. Ils seront proposés en versions 100 % électriques ou hybrides et constitueront les premiers modèles de la marque Peugeot à reposer sur la plateforme STLA One.

Présentée comme un élément clé du plan stratégique « FaSTLAne 2030 », dévoilé par Stellantis le 21 mai dernier, cette nouvelle architecture modulaire a vocation à être utilisée à l’échelle mondiale. Conçue pour accueillir différentes motorisations et plusieurs types de véhicules, elle doit permettre de simplifier le développement des futurs modèles, tout en réduisant les coûts industriels d’environ 20 %.

STLA One de Stellantis

Plateforme STLA One de Stellantis

Photo: Stellantis

Pour Stellantis, ce projet répond à un double objectif. D’une part, il confirme le rôle central de Peugeot au sein du groupe. La marque figure parmi les quatre enseignes mondiales considérées comme les plus prometteuses en matière de volumes de ventes et de rentabilité. D’autre part, il s’inscrit dans la stratégie européenne du constructeur visant à renforcer sa présence sur les segments les plus porteurs du marché.

Le choix de Mulhouse revêt également une dimension industrielle et sociale importante. Employant environ 4 500 personnes, l’usine alsacienne constitue l’un des sites historiques du groupe en France. L’arrivée de ces nouveaux modèles doit permettre d’augmenter le taux d’utilisation des capacités de production et d’assurer une visibilité à long terme pour le site et ses salariés, dans un contexte de profonde mutation du secteur automobile.

Profitant de la présence de représentants du gouvernement sur le site de Mulhouse, Antonio Filosa  a également souligné le rôle joué par les politiques publiques françaises et européennes en faveur de la décarbonation des transports et du soutien à la production industrielle locale. Selon le groupe, les dispositifs encourageant l’achat de véhicules à faibles émissions ainsi que les initiatives en faveur du « Made in Europe » ont contribué à créer un environnement favorable à cette décision d’investissement.