Le constructeur fait pour le moment la sourde oreille.

C'est une accusation qui, si elle s'avère juste, risque de considérablement ternir l'image de Renault. Dans une récente publication, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir affirme que le bloc essence 1,2 litre type H5FT présente un défaut de conception pouvant entraîner une surconsommation d'huile et, dans le pire des cas, une casse moteur. De très nombreux modèles seraient concernés : des Renault bien sûr, mais aussi, par le jeu des alliances et des partenariats, des Dacia, des Nissan et même une Mercedes.

Le problème, dû à un défaut de pression dans le conduit d’admission, serait connu de Renault, qui l'aurait mentionné dans une note interne adressée à son réseau en juin 2015. Il toucherait les moteurs 1,2 litre fabriqués du 1er octobre 2012 au 20 juillet 2016. En s'appuyant sur les données du Comité des constructeurs français d’automobiles, l'UFC-Que Choisir chiffre à au moins 400'000 le nombre de voitures potentiellement concernées en France.

Dans certains cas, la casse surviendrait sans qu'aucun signe ait pu permettre de déceler le dysfonctionnement au préalable. Dans d'autres, le conducteur serait alerté par des bruits anormaux ou l'allumage d’un témoin sur le tableau de bord, mais parfois trop tard.

Toujours selon l'UFC-Que Choisir, qui a depuis adressé une mise en demeure aux constructeurs concernés, des remèdes existent, mais la facture peut vite s'envoler (jusqu'à 10'000 euros). Et les prises en charge sont apparemment aléatoires, Renault refusant pour l'heure de reconnaître le problème.

Note : le moteur incriminé a été remplacé fin 2018 par le 1.3 TCe.

Liste des modèles concernés :

  • Renault (moteur 1.2 TCe 115, 120 et 130 ch) : Captur, Clio 4, Kadjar, Kangoo 2, Mégane 3, Scénic & Grand Scénic 3
  • Dacia (moteur 1.2 TCe 115 et 125 ch) : Duster, Dokker, Lodgy
  • Mercedes (moteur 1.2 115 ch) : Citan
  • Nissan (moteur 1.2 DIG-T 115 ch) : Juke, Qashqai 2, Pulsar
'