L'exécutif européen pourrait encore durcir sa position concernant les objectifs à atteindre les prochaines années.

Comme vous n'êtes sûrement pas sans le savoir, Bruxelles a fixé des objectifs concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'Union européenne. Actuellement fixé à - 37,5 % par rapport au niveau de 1990, l'Europe souhaiterait passer à - 55 % a indiqué, samedi 12 septembre 2020, une source européenne à l'AFP.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit dévoiler ce chiffre lors de son discours de l'état de l'Union qui se déroulera au parlement européen la semaine prochaine. Il était question jusqu'ici d'une fourchette entre 50 et 55 %. Cet objectif pour 2030 s'inscrit dans le projet plus vaste de la "loi Climat", présentée le 4 mars 2020 par l'exécutif, qui fixe à 2050 l'objectif de neutralité carbone pour l'Union européenne, c'est-à-dire l'équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption.

Pour atteindre cet objectif de 2030, plusieurs pistes sont envisagées et les différents secteurs de l'économie seront mis à contribution. Il y aura bien évidemment des conséquences pour l'industrie automobile puisqu'il se pourrait que les normes environnementales européennes soient encore renforcées pour les nouvelles voitures. Néanmoins, ce serait seulement en 2021 que la Commission européenne compte décider, a indiqué la source européenne à l'AFP.

L'an passé, l'Union européenne avait déjà décidé de durcir ses normes, exigeant une réduction de 37,5 % des émissions de CO2 à l'horizon 2030 par rapport à 2021. Un objectif critiqué par les constructeurs automobiles européens, le jugeant trop ambitieux, tandis que les défenseurs de l'environnement le trouvaient trop limité. L'objectif serait désormais une réduction de 50 % à l'horizon 2030 par rapport à 2021, a ajouté la source européenne, confirmant un article du quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.

Mais, selon cette même source, il y aurait plusieurs moyens de parvenir à ce chiffre, comme de nouveaux carburants plus écologiques, ou l'arrivée sur le marché de davantage de voitures électriques. Interrogé par l'AFP, une porte-parole de la Commission européenne a simplement indiqué que Bruxelles voulait revoir d'ici à juin 2021 toutes les législations en lien avec le climat, dont celle qui régit le marché du carbone.