Voire même en 2021, si besoin...

Grand messe de l'automobile en Allemagne, le Salon de Francfort s'est ouvert avec la présentation de nombreux modèles électriques, laissant entrevoir une volonté pour les constructeurs d'aller chercher une réduction drastique des émissions polluantes dans les prochaines années. Mais lors de la première journée d'ouverture du salon, Mercedes a laissé entendre que tout ne serait pas si simple à l'avenir, et notamment l'an prochain et l'année suivante, où les normes vont commencer à être plus strictes.

"Nous avons les produits pour respecter les normes", a déclaré Ola Källenius, le nouveau PDG de Mercedes-Benz, qui a remplacé Dieter Zietsche à la fin du mois de mai. Selon lui, les réductions d'émissions polluantes ne dépendent pas de la capacité du groupe à produire des voitures propres, mais bien du choix des clients quant à la décision de passer à l'électrique : "Mais on ne peut pas dicter le choix des clients. [C'est] un défi considérable et, avec l'incertitude de ce qui se passera sur le marché, nous ne pouvons pas exclure qu'on ne sera pas en règle."

Dès l'an prochain, les constructeurs devront afficher des émissions moyennes de 95 g/km de CO2 rejeté sur les voitures vendues. Pour l'instant, seul le groupe Toyota parvient à passer sous la barre des 100 g/km, alors que les émissions globales sont en hausse. Daimler ne veut toutefois pas abandonner tout de suite le thermique, qui sera interdit à la vente à l'horizon 2030-2040 en Europe, selon les pays.

"Nous sommes ouverts à des coopérations", poursuit le PDG, qui assure vouloir que "les caractéristiques de la marque soient préservées. Pour les cinq à dix prochaines années, l'accent principal sera mis toutefois sur les voitures électrifiées, mais dire qu'il n'y aura plus de moteur à combustion n'est pas sensé aujourd'hui. Je pense que le diesel a encore de longs jours devant lui", conclut Källenius, à contre-courant de la législation à venir.

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