Renault réétudie l'échange de batteries pour éviter les recharges
Cela représente un gain de temps énorme pour les conducteurs de véhicules électriques.
Lorsqu'il s'agit de recharger sa voiture électrique pour retrouver un maximum d'autonomie, deux écoles s'affrontent. La première, choisie par la plus grande majorité, consiste à se brancher à une borne de recharge et d'attendre de longues minutes.
La seconde, plus confidentielle, est pourtant beaucoup plus rapide puisqu'il suffit de se rendre à une station d'échange de batteries et en seulement quelques minutes, la batterie vide du véhicule est échangée contre une batterie pleine.
La seconde méthode ne fait clairement pas l'unanimité auprès des constructeurs car elle est plus difficile à mettre œuvre, mais certains y croient, à l'image de Nio qui a dernièrement annoncé l'ouverture de stations d'échange de batteries en Europe (Norvège). Il est à noter que ces stations existent déjà en Chine, Nio espère d'ailleurs multiplier leur nombre dans l'Empire du Milieu.
Bien avant Nio, Renault proposait cette solution (hors France) pour un seul de ses anciens modèles électriques, la Renault Fluence ZE. En seulement 3 minutes, le conducteur d'un VE repart avec une batterie chargée à bloc, ce qui est une excellente solution lorsqu'on ne souhaite pas passer beaucoup de temps à l'arrêt.
Cette idée n'est pas totalement abandonnée par Renault. Son actuel patron a déclaré que l'échange de batteries représente une opportunité intéressante :
"Je leur ai demandé de trouver une solution pour revenir à l’idée originale qui avait été lancée par Renault en 2010/2011 et peut-être cela pourra arriver sur certaines voitures. Ce n’est pas décidé, mais je vois cela comme une opportunité intéressante. D'un point de vue commercial, il y a une bonne raison de séparer la batterie de la voiture, surtout si vous gérez la deuxième et la troisième vie de la batterie", a déclaré le PDG de Renault, Luca de Meo.
Si l'échange de batteries refait surface, cela pourrait être une bonne nouvelle pour les automobilistes qui devraient payer leur voiture électrique un peu chère. En effet, comme la batterie n'appartient plus à la voiture mais au réseau, elle pourrait être vendue sans le prix de la batterie qui coûte bonbon. Dans ce cas, l'abonnement au réseau d'échanges de batteries deviendra essentiel dont le coût reste à définir.
Source: Financial Times, Automotive News Europe
RECOMMANDÉ POUR VOUS
Un nouveau moteur V6 hybride de 544 ch prêt pour 2028
Un nouveau système d’infodivertissement pour Hyundai, Kia et Genesis
Renault Clio : arrivée du nouveau moteur GPL de 120 ch
Bugatti W16 Mistral « Fly Bug » : le super-insecte en édition spéciale
Une illusion d’optique ? Non, cette Renault Twingo est bien réelle !
Range Rover SV Ultra : le modèle phare se transforme en salle de concert
La Renault 4 E-Tech Electric se la joue plein sud avec cette nouvelle variante