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Dans l’est de la France, un gisement de lithium d’envergure ?

Il pourrait garantir 20 à 30 % des besoins européens d’après les premiers résultats.

Site d'extraction de lithium de Soultz-sous-Forêts

Le développement exponentiel de la voiture électrique s’accompagne bien évidemment de divers enjeux économiques et écologiques. La batterie, à elle seule, concentre une bonne partie des attentions (préoccupations ?), que ce soit en termes de production à très grande échelle, ou de recyclage.

Pour l’heure, l’Europe demeure fortement dépendantes des pays producteurs de lithium, principalement en Amérique du Sud ou en Australie, alors que la Chine a développé de manière significative son industrie de raffinage du métal précieux, composant incontournable du processus de production de batteries pour véhicules électriques.

Mais la donne pourrait changer avec une possible exploitation du lithium sur le sol français d’ici quelques années.

Un important gisement, déjà identifié il y a quelques années dans le nord de l’Alsace, a fait l’objet d’une étude d’exploitation durant trois ans, dans le cadre d’un projet baptisé EuGéLi, et piloté par le groupe minier français Eramet, en collaboration avec d’autres partenaires comme Electricité de Strasbourg, ou encore le groupe Stellantis.

Un rapport publié il y a quelques semaines, à l’issue du projet conclu en décembre dernier, révèle ainsi que plusieurs kilos de lithium ont été extraits du site de géothermie profonde de Soultz-sous-Forêts, au nord de la ville de Strasbourg, grâce à un procédé de filtrage d’eau de saumure à 2’600 mètres de profondeur.

Le projet d'extraction de lithium EuGeLi

A l’issue de cette première étape, les responsables du projet vont désormais travailler à optimiser le modèle économique, "afin d’évaluer si un schéma compétitif de production de lithium pour les batteries est possible, à échelle industrielle, en complément d’une énergie renouvelable, le tout made in France et sans CO2", comme l’indique le communiqué.

Selon les responsables du projet, ce gisement de lithium rhénan pourrait potentiellement alimenter 10 à 30 % des besoins européens, et initier une filière française de production de batteries automobiles.