Que ce soit la Ligier MyLi ou encore la Citroën Ami, les voitures sans permis pullulent ses dernières années. On en dénombre, en effet, plus de 300 000 en France et la moitié des ventes de ces petits véhicules ont lieu dans l’hexagone. Du fait de leur importance, elles devront se plier, d’ici quelques mois, au contrôle technique.

Les voitures sans permis ne seront pas les seules à y avoir droit puisque les deux et trois roues rejoignent également la liste des véhicules qui auront l’obligation de passer le contrôle. Les premiers passages auront lieu à partir du mois d’avril 2024 mais cela se fera de manière progressive.

Dans un premier temps, il concernera uniquement les engins immatriculés avant 2017. En 2025, les voitures sans permis immatriculées entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019 devront elles aussi passer le contrôle technique. Puis, en 2026, ce sera au tour des modèles datés du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021. Enfin, dès 2027, ces voitures devront passer l’examen cinq ans après la première immatriculation, puis tous les trois ans.

Que faire si on fait l’impasse sur le contrôle technique ?

Si un des véhicules ne passe pas le contrôle technique, pas de panique : les propriétaires auront deux mois pour effectuer des réparations et ensuite passer la contre-visite. Mais en cas de défaillance critique, la validité et la possibilité de circuler ne seront maintenues que le jour du contrôle. 

En revanche, tous les centres de contrôle technique ne proposeront pas ces services pour ces petites voitures. Les contrôleurs déjà autorisés à travailler sur les véhicules légers ou les poids lourds devront suivre une formation de 33 heures, avant le 15 avril 2024, tandis que les nouveaux contrôleurs devront effectuer une formation de 140 heures.

Enfin, côté technique, les voitures sans permis seront obligatoirement bridés à 45 km/h afin de respecter leur vitesse maximale autorisée, à partir de 2025. À cette même date, des contrôles de bruit et de pollution seront mis en place.