Si, depuis 2014, le périphérique parisien est limité à 70 km/h, les automobilistes devraient davantage lever le pied à compter de l'an prochain. C'est en tout cas la volonté de la mairie de Paris, qui souhaite ainsi réduire la vitesse maximale sur le "Périph'" à la rentrée 2024, après la conclusion des Jeux Olympiques et Paralympiques dans la capitale française.

Mais les plans de la ville de Paris pourraient se heurter à l'opposition du gouvernement. Invité sur Franceinfo ce jeudi 7 décembre, Clément Beaune, ministre des Transports, a déclaré :

"Le périphérique est géré par la ville de Paris mais sur des décisions comme ça, il faut évidemment une validation de l'État. Je pense que ce n'est pas une bonne idée, à court terme, d'avoir cette limitation de vitesse."

Soutenant malgré tout le projet de voie réservée au covoiturage et aux transports en commun, qui s'était heurté au refus des Franciliens en mai, Clément Beaune a expliqué que la ville de Paris devait consulter les départements de la région Île-de-France ainsi que la région elle-même compte tenu de la provenance des usagers du périphérique.

"La ville de Paris a dit : 'On va faire une voie réservée sur le périphérique'. J'y suis ouvert parce que je pense qu'il faut du covoiturage [et] encourager les transports publics. Je pense que la voie réservée est une bonne chose."

"Si vous faites en même temps la voie réservée, c'est censé être pour la fin de l'année 2024, puis le périphérique à 50 km/h, je pense que vous allez rendre les gens fous. Surtout, c'est aussi une question politique et de respect : le périphérique est géré par la ville de Paris mais il est à trois quarts utilisé par des Franciliens, des banlieusards. La moindre des choses, c'est de décider avec la région et avec les départements."

"À la fin de l'année 2024, nous ne prendrons pas la décision du périphérique à 50 km/h. Je pense que c'est prématuré. C'est une décision qui doit être concertée, qui doit être vue avec les départements limitrophes. Vous ne pouvez pas décider pour les autres sans aucune concertation et ensuite dire : 'Je suis pour la démocratie participative'. Il faut discuter."

Affaire à suivre...

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