Alors que la préparation des futurs JO, par la ville de Paris est assez critiqué, la situation risque d’être tout aussi tendue après la compétition, du moins avec les automobilistes. Après une première baisse de 90 à 80 km/h, en 1993, puis de 80 à 70 km/h en 2014, vous allez bientôt connaître le périphérique à 50 km/h en 2024. C’est en tout cas la nouvelle volonté de Anne Hidalgo pour "polluer moins".

Cette nouvelle mesure, annoncée le 22 novembre dernier, entrera en vigueur le 14 septembre 2024, après les Jeux Olympiques (26 juillet - 11 août) et Paralympiques (28 août - 8 septembre). Déjà qu’il est compliqué d’appuyer sur l’accélérateur tout au long des 35 kilomètres de voies qui entourent la capitale, vous pourrez définitivement abandonner votre pédale de droite avec cette limitation.

À 50 km/h, on pollue plus !

L’idée figure parmi les mesures du nouveau Plan Climat 2024-2030 qui sera examiné par le Conseil de Paris, en décembre, avant d’être soumis au vote des élus, au début de l’année 2024. Le but de cette mesure sera de "réduire drastiquement la pollution liée à la circulation automobile". C’est ce raisonnement qui avait provoqué une nouvelle baisse de la limitation de vitesse, à 70 km/h, en 2014. Pourtant, aucune étude n’a prouvé, depuis, que la qualité de l’air parisien s’était amélioré grâce aux voitures.

Embouteillages Paris

À ce rythme, vous serez bientôt au-dessus de la limitation de vitesse sur le périphérique, même dans les bouchons.

De plus, la vitesse n’est pas le seul facteur à prendre en compte lorsque l’on parle de la quantité de CO2 rejetté par une voiture ou un poids-lourd. C’est ce qu’a expliqué Jérôme Godefroy, expert mobilité et environnement de l’association 40 millions d’automobilistes, sur RMC :

"Avec cette mesure des 50 km/h sur le périphérique, nous allons créer un report de pollution (les automobilistes vont se reporter dans le centre-ville). Entre 50 et 70 km/h, ce qui est important, ce n’est pas la vitesse, c’est le régime moteur. Il n’y aura pas de différence avec un passage à 50 km/h."

Le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (appelé Cerema) avait d’ailleurs démontré, il y a quelques mois, que c’est en roulant à 70 km/h que les voitures polluent le moins. Dans les centres-villes, elles rejettent 15% de CO2 en plus, en roulant à 30 km/h au lieu de 50 km/h.

Une avalanche de bonnes nouvelles…

En interview, dimanche 26 novembre avec RTL, le ministre des Transports, Clément Beaune, juge que cette nouvelle décision d’Anne Hidalgo est trop prématurée :

"C’est aberrant que la Mairie de Paris annonce son intention de limiter à 50 km/h la vitesse sur cet axe sans avoir consulté les collectivités autour, la Région Île-de-France, le département de Seine-Saint-Denis ou d’autres, parfois de la même couleur politique que madame Hidalgo. À ce jour, il n’y a pas eu d’étude d’impact précise pour expliquer cette décision aux Parisiens et aux Franciliens. Donc je pense que c’est une mesure trop brutale et prématurée."

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une voie sera réservée, de 7h à 10h30 et de 16h à 20h, du lundi au vendredi, au covoiturage et aux transports publics. Pourtant, d’après BFM, 85 % des français interrogés seraient contre cette mesure qui causerai d’avantage de problèmes de circulations sur le périphérique, comme s’il n’y en avait pas assez…

 

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